Alcool: Les dangers et bilan scientifiques

Publié le 18 Juillet 2009

bismilah  
 
salam  
 
L'Alcool... ses dangers... 

L'alcool en chiffres   
 
 
  
 
 
 
 
 
La consommation d'alcool en France et en Europe est un phénomène culturel mais aussi un problème majeur de santé publique. Consommé de façon régulière et à haute dose, l'alcool tue plus de 45 000 personnes par an dans l'hexagone. 
 
Synonyme de convivialité, ingrédient incontournable d'un repas entre amis, l'alcool est, pour certains, devenu une habitude alimentaire. Pour d'autres, il est souvent utilisé comme anxiolytique et antidépresseur. Alors art de vivre ou véritable drogue ? Ne nous y trompons pas : l'alcoolisme est la seconde cause de mortalité évitable en France. 
 
Etat des lieux sur la consommation d'alcool 
 
On estime à 5 millions le nombre de personnes ayant des difficultés médicales, psychologiques et sociales liées à leur consommation d'alcool. En France, on consomme en moyenne 15,6 litres d'alcool pur par an et par personne, soit l'équivalent d'environ 173 bouteilles de vin. Les chiffres du Baromètre santé 20001 permettent de dresser un état des lieux de la consommation d'alcool en France :  
 

Hommes   



Femmes   



 25,1 % des hommes de 12 à 75 ans déclarent consommer une boisson alcoolisée tous les jours de l'année, pour les 65-75 ans on atteint 65,8 % ;   

 Les buveurs de plus de 15 ans ont consommé en moyenne 3 verres d'alcool la veille de l'interview ;    

 Les 20-25 ans déclarent la plus forte consommation durant le week-end, avec un pic le samedi (5,1 verres) ;   

 Un buveur sur quatre aurait connu au moins un état d'ivresse au cours des douze derniers mois ;   

 13,3 % de la population masculine (tous âges confondus), auraient ou auraient eu un risque de dépendance vis-à-vis de l'alcool.   



 9,4 % des femmes de 12 à 75 ans ont répondu boire de l'alcool tous les jours, pour les 65-75 ans on atteint 33,1 % ;   

 Le nombre de verres est plus élevé parmi les très jeunes consommatrices : en moyenne 2,4 verres pour les 15-19 ans et 2,0 verres chez les 20-25 ans ;    

 La consommation du week-end est également plus importante parmi les plus jeunes filles ;   

 28,5 % des consommatrices âgées de 15 à 19 ans ont déclaré avoir connu un état d'ivresse au cours des douze derniers mois ;   

 4,1 % des femmes (tous âges confondus) auraient ou auraient connu, un risque de dépendance, soit environ trois fois moins que les hommes.   


 
 
Source : Baromètre santé 2000 © INPES 
 
Outre les disparités hommes-femmes, la consommation d'alcool est socialement différenciée surtout chez les hommes. Plus faible chez les cadres supérieurs et les professions intermédiaires, elle est élevée chez les employés et les artisans. De nombreuses disparités géographiques en terme de mortalité associée sont particulièrement fortes avec des régions particulièrement touchées : Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Lorraine. 
 
45 000 décès par an 
 
En France, 23 000 décès sont directement imputables à l'alcool par an dont 18 388 chez les hommes et 4 722 chez les femmes2. On compte ainsi chaque année : 
 
  •  
    11 706 décès par cancers (dont 5 003 cancers des lèvres, de la cavité buccale ou du pharynx, 4 432 cancers de l'oesophage et 2 271 cancers du larynx) ;    
     
  •  
    8 863 par cirrhoses ;    
     
  •  
    2 541 par alcoolo-dépendance.    
     
 
Outre les décès qui lui sont directement attribuables, l'alcool agit comme "facteur associé" dans de nombreuses autres maladies. Globalement, on estime ainsi à 45 000 le nombre de morts, directement ou indirectement imputables à l'alcool3. 
 
Nombre de décès attribuables à l'alcool, par sexe pour les principales maladies liées à l'alcool en 1995    
 
 
Cancers   



Troubles mentaux   



Cardio-
vasculaire 





Respiratoire   



Digestive   



Accidents et empoisonnements   



Mal spécifié   



Total   



Hommes   


14 000   



2 000   



7 000   



1 000   



6 000   



6 000   



2 000   



38 000   



Femmes

2 000   


500

600

100


2 200

1 100

500   



7 000   


 
Source : C.Hill, Alcool et risque de cancer, Actualité et dossier en santé publique 30,  La documentation française, mars 2000  
 
A tous les âges, la mortalité masculine liée à l'alcool est 2 à 5 fois supérieure à la mortalité féminine. En moyenne, la consommation excessive d'alcool est à l'origine d'un décès sur 7 chez les hommes, contre 1 sur 33 chez les femmes.   

Le coût de l'alcoolisme:   
 
  
 
Evaluer le coût de l'alcoolisme est très difficile car il faut prendre en compte le coût direct mais aussi le coût économique et le coût social. Selon les statistiques de 1999 publiées par l'association Nationale de Prévention de l'Alcoolisme4 : 
 
  • Le traitement d l'alcoolisme et des pathologies qui lui sont associées entraîne un coût direct de 10 milliards d'euros, soit environ 10 % du total des dépenses de consommation médicale5 ; 
     
     
  • Le coût du dispositif spécialisé (CCAA et centres de cure et de post-cure) s'élève à 76 millions d'euros5 ; 
     
     
  • Le coût de l'hospitalisation pour alcoolisme est estimé à 1 milliard d'euros en 1992 et, après réévaluation, à 1,2 milliard d'euros pour l'année 19956. 
Outre le naufrage personnel, familial et professionnel du consommateur, la sécurité peut en effet être mise en danger. Les alcooliques actifs peuvent repr   
ésenter jusqu'à 15 % des effectifs d'une entreprise ! Ainsi en décembre 2001, les autorités sanitaires avaient lancé une campagne de sensibilisation sur "Alcool et Travail. Prévention des risques liés à l'alcool en milieu professionnel". L'alcoolisme est un sujet trop souvent tabou en France. Briser les non-dits favoriserait une prise de conscience et des changements d'attitude.  
David Bême   
 
1 - Baromètre Santé 2000  
2 - Expertise collective Inserm 2001, données 1998  
3 - Catherine Hill, Institut Gustave Roussy  
4 - Statistiques 1999, Association Nationale de Prévention de l'Alcoolisme  
5 - Presse Med. 1999 Oct 9;28(30):1653-60.  
6 - enquête CREDES, 1997   

Première cause de décès chez les jeunes Européens  
(mars 2001)     
 
 
 
 
L’alcool est la première cause de décès chez les jeunes hommes européens. Dans la tranche d’âge de 15 à 29 ans, pas moins d’un décès sur quatre lui est imputable. En Europe, 55 000 jeunes sont morts en 1999 suite à la consommation d’alcool. En France, l’alcool est la cause de 35 000 personnes chaque année. 
 
Les chiffres européens résultent de l’étude de l’OMS sur la morbidité dans le monde. Ce constat consternant a servi de toile de fond à la Conférence Interministérielle européenne de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur les jeunes et l’alcool.        
 
Une déclaration pleine de bonnes intentions     
 
Ministres de la Santé, décideurs de haut niveau et représentants de la jeunesse des 51 pays de la région européenne de l’OMS se sont ainsi réunis du 19 au 21 février dernier à Stockholm. "Au cours des 10 à 15 dernières années, nous avons constaté que les jeunes sont devenus une cible privilégiée des actions de promotion des boissons alcoolisées. Lorsque des ressources considérables sont affectées à des campagnes visant à influer sur le comportement des jeunes, il devient de plus en plus difficile de favoriser une conception équilibrée et saine de l’alcool", a déclaré le Dr Harlem Brundtland, directeur général de l’OMS. Face à un tel constat, il demande la désignation d’experts internationaux hargés d’examiner la question de la promotion de l’alcool auprès des jeunes. 
 
Au terme de cette réunion au sommet, une déclaration invite les Etats membres, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales à oeuvrer pour que les jeunes puissent bénéficier d’une qualité de vie et d’un avenir satisfaisants. Les Etats membres se sont fixés des objectifs à atteindre d’ici à 2006, comme réduire le nombre de jeunes consommant de l’alcool, retarder l’âge auquel les jeunes commencent à en consommer ou renforcer l’éducation des jeunes sur l’alcool.       
 
 
La France loin d’être en tête 
 
En France, sur environ 5 millions de personnes ayant des difficultés avec l’alcool, 2 millions sont alcoolo-dépendantes. Chaque année, l’alcool est responsable de 35 000 décès. 
 
Les résultats internationaux de l'enquête ESPAD, European School survey Project on Alcohol and other Drugs, sur la consommation de substances psychoactives montrent les premières tendances européennes des comportements de jeunes adolescents de 16 ans vis-à-vis de l'alcool, du tabac et des drogues illicites. 
 
Concernant la consommation d'alcool, et contrairement à quelques idées reçues, la France est loin d'être en tête. Pour les cas d’ivresse, la France figure même parmi les derniers pays. 
 
Pourcentage des jeunes de 16 ans déclarants avoir consommé de l’alcool ou avoir été ivre      
 
 

Consommation d’alcool      



Ivresse      



Durant la vie



Au cours des 30 derniers jours



Durant la vie      



Au cours des 30 derniers jours      



40 fois ou plus



10 fois    

3 verres de bière      



3 verres
de vin  








3 verres de spiritueux      



20 fois ou plus       



3 fois ou plus      



France      



20      



8      



25      



12      



23      



4      



6      



Danemark      



59      



18      



53      



13      



40      



41      



30      



Italie      



17      



7      



31      



19      



15      



2      



3      



Malte      



36      



20      



31      



37      



44      



4      



5      



Royaume-Uni      



47      



16      



37      



16      



32      



29      



24      

 
      
 
En France, 77 % des élèves de 16 ans ont consommé de l'alcool durant les 12 derniers mois, 60 % durant les 30 derniers jours et 8 % en ont pris au moins 10 fois durant cette même période. Dans notre pays comme dans la grande majorité des pays européens, les garçons sont plus nombreux à consommer de l'alcool que les filles. 
 
Avec 46 % de jeunes de 16 ans ayant été ivres au moins une fois au cours de leur vie et 36 % durant les 12 derniers mois, la France se situe dans le groupe de pays où l'expérience de l'ivresse est la moins fréquente. 
 
En comparaison, la moyenne européenne de l’ivresse fait état d'un jeune de 16 ans sur deux au cours de la vie. En moyenne, 52 % des 16 ans ont été ivres durant les 12 derniers mois. Les ivresses répétées (10 fois ou plus dans l'année) sont surtout observées dans les pays du Nord ainsi que dans les îles britanniques; alors qu'un tel comportement reste rare dans les pays méditerranéens. 
 
Néanmoins, ces chiffres ne doivent pas faire oublier que l’alcoolisme est une maladie chronique, complexe et multifactorielle qui nécessite une prise en charge médicale, psychologique et sociale. 


A partir de quand peut-on parler d'alcoolisme ?  
 
 
 
A partir du moment où la consommation d'entraîne : 
  
- une dépendance psychique et/ou psychique (c'est à dire que l'abstinence entraîne un phénomène de sevrage)  
- un phénomène de tolérance (c'est à dire la nécessité d'augmenter les doses pour avoir les effets recherchés).  
 
L'Organisation Mondiale de la Santé met aussi l'accent, dans sa définition de l'alcoolisme, sur les multiples répercussions de cette maladie. L'alcoolisme est la cause de 40 000 morts par an en France : hépatites, alcooliques mais aussi homicides, accidents du travail... 
 
La France détient le record du monde de la consommation d'alcool avec une augmentation de l’alcoolisme chez les femmes et les jeunes.  
 
 
Différentes sortes d'alcoolisme:   
 
> les alcoolites : ils correspondent à 60% des alcooliques en France. Il s'agit surtout d'hommes. La consommation d'alcool a lieu en société, sans culpabilité. On parle aussi d'"alcoolisme d’ entraînement".   
 
> les névroses alcooliques ou alcooloses : elles concernent surtout les femmes et représentent 30% des alcooliques. La consommation d’alcool a lieu dans le but de diminuer une angoisse ou un malaise, et se fait dans la culpabilité.   
 
> les somalcooloses représentent 10% de l'alcoolisme en France. Il s'agit d'une impulsion brutale de consommer une grande quantité d’alcool. Ce peut même être de l'alcool contenu dans de l'eau de cologne ou de l'alcool à désinfecter. La consommation se fait dans une grande culpabilité avec un dégoût profond de l’alcool.  
 
 
Les complications de l'alcoolisme:   
 
Elles sont graves et multiples : 
 
- digestives: gastrite, pancréatite   
- hépatiques : hépatite, cirrhose et cancer.  
- métaboliques : baisse du glucose, augmentation des lipides, carence en vitamines.  
- sanguines : diminution des plaquettes, trouble de l’hémostase.   
- : cardiomyopathies par exemple  
-cancers : bouche, larynx, pharynx, œsophage, estomac, foie..  
-pendant la grossesse: risque de prématurité, de fausse couche, de retard de croissance.  
 
Il y a en particulier des complications cérébrales   
 
Quelques chiffres…  
 
Quand la concentration d'alcool dans le sang (l'alcoolémie) est de 0,5g/l, on observe une baisse de la vigilance.  
 
Si l' alcoolémie est supérieure à 0,8g/l : c'est le début de l’ivresse.  
A 4g/l : le sujet est dans le coma.   
A noter que l’ alcoolémie diminue de 0, 15 grammes/l en une heure.  
 
 
Certaines ivresses peuvent être pathologiques:  
 
- ivresse très agitée et violente.   
 
- ivresse avec trouble psychiatrique: manie, dépression, paranoïa, délire, hallucinations visuelles, suicide.  
 
A long terme, peuvent apparaître un syndrome de Korsakoff (amnésie antérograde, fabulations et fausses reconnaissances), une encéphalopathie de Gayet Wernicke, une démence ou encore un délire interprétatif de jalousie ou de persécution .  
 
 
Le sevrage à l'alcool peut être mortel si il n'est pas traité  
 
C'est le "malheureusement connu" Delirium tremens. C'est un délire avec des hallucinations, en particulier visuelles (animaux menaçants); accompagné de tremblements, de crise d'épilepsie et de déshydratation.   
 
Comment se passer de cette dépendance à l'alcool?  
 
La cure physique de désintoxication aura lieu la plupart du temps à l'hôpital et nécessite au moins dix jours. Des médicaments seront prescrits pour éviter le sevrage (des anticonvulsivants et tranquilisants, des vitamines et une très importante hydratation).   
 
Des foyers de post-cure peuvent ensuite être proposés pendant plusieurs mois.  
 
Dans tous les cas, un suivi spécialisé est plus que nécessaire pour limiter les rechutes. Des associations existent également faisant intervenir des groupes de parole (anciens alcooliques anonymes par exemple).  

Synthèse: 
 
Alors bien entendu, après lecture des chiffres et de certains faits avérées au dessus, on ne peut que constater que l'alcool est dangereux. 
 
Mais, cela n'empêche pas du tout, même en connaissance de ce fléau, que même les personnes qui donnent ces chiffres, sont eux-mêmes des consommateurs. Ils sont les 1ers à dire "Attention, c'est pas bien, c'est dangereux..." Mais ils sont les 1ers eux-mêmes à consommer. 
 
Comme quoi, quand Dieu n'est pas la source de la raison de l'arrêt d'un mal, et bien rien ne fonctionne. 
 
A la lecture des textes au dessus, on peut constater que les textes sont nuancés, que certains actes sont dédouanés. Il y a des "oui c'est dangereux" mais derrière il y a des "mais"... 

Point de vue sommaire de l'Islam  
 
 
 
Beaucoup de non-musulmans ont étudié l’Islam. La plupart d’entre eux ont simplement lu des livres écrits par des critiques de l’Islam. Ces non-musulmans ont plus d’une vingtaine d’idées fausses concernant l’Islam. Par exemple, ils disent avoir trouvé des contradictions dans le Coran et affirment que le Coran est contraire à la science, etc. Nous allons voir les raisons pour lesquelles l’alcool est interdit. 
 
L’alcool est depuis longtemps le fléau de l’humanité. Il coûte d’innombrables vies humaines et cause une terrible misère pour des millions de personnes dans le monde. L’alcool est à l’origine de multiples problèmes auxquels la société fait face. Les statistiques de taux de criminalité en hausse, le nombre croissant de cas de maladies mentales et les millions de foyers brisés à travers le monde témoignent du pouvoir destructif de l’alcool.  
 
 
1 - Interdiction de l’alcool dans le Coran   
 
Le Glorieux Coran interdit la consommation d’alcool dans le verset suivant : « Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeux de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. Evitez-les… Peut-être serez-vous heureux. » (Coran 5 :90)  
 
 
2 - Interdiction de l’alcool dans la Bible   
 
La Bible interdit la consommation d’alcool dans les versets suivants :  
 
a. Le vin est plein d'insolence et l'alcool rempli de tapage, celui qui s'en laisse griser ne pourra être sage. (Proverbes, 20 :1)  
 
b. Ne vous enivrez pas de vin - cela vous conduirait a une vie de désordre. (Ephésiens 5 :18)  
 
 
3 - L’alcool perturbe le centre inhibiteur   
 
Tout être humain normalement constitué possède un centre inhibiteur dans son cerveau. Ce centre inhibiteur l’empêche de faire des choses qu’il considère comme étant mauvaises. Par exemple, une personne n’agit jamais de manière déplacée devant ses parents ou ses aînés. S’il doit répondre à un appel de la nature, son centre inhibiteur l’empêche de le faire en public. Ainsi, il utilise les toilettes.  
 
Quand une personne a consommé de l’alcool, le centre inhibiteur est perturbé. C’est la raison pour laquelle on trouvera souvent une personne en état d’ébriété s’adonner à un comportement qui ne le caractérise pas du tout. Par exemple, une personne ivre pourra faire usage d’un langage grossier et agressif en s’adressant à ses parents. Certaines urinent même dans leurs vêtements.  
 
 
4 - On recense des cas d’adultère, viol, inceste et SIDA   
 
On trouve en Amérique, chez les alcooliques, des cas d’adultère, de viol, d’inceste et de SIDA. En moyenne, 1900 viols ont lieu chaque jour. Les statistiques nous indiquent que la majorité des violeurs étaient ivres en commettant ce crime. Le même fait est vérifié en ce qui concerne les cas d’attentat à la pudeur et d’adultère. Selon les statistiques, 8% des Américains ont déjà commis un inceste, c’est à dire une personne sur douze ou treize. Un des facteurs principaux associés à la propagation du SIDA, la maladie la plus redoutée, est l’alcoolisme.  
 
 
5 - Tout alcoolique était à l’origine un buveur social/occasionnel   
 
Beaucoup plaident pour la consommation de liqueurs et disent être des buveurs sociaux. Ils affirment qu’ils ne prennent pas plus d’un ou deux verres, qu’ils gardent le contrôle d’eux-mêmes et ne sont jamais ivres. Des études révèlent que chaque alcoolique a commencé en étant buveur social. Pas un seul alcoolique ou ivrogne n’a commencé à boire avec l’intention de devenir un alcoolique ou un ivrogne. Aucun buveur social ne peut dire : « Cela fait plusieurs année que je bois de l’alcool et j’ai tellement le contrôle de moi-même que je n’ai pas été ivre une seule fois. »  
 
 
6 - Si une personne est ivre, ne serait-ce qu’une seule fois, et qu’elle commet un acte honteux, ceci lui restera toute sa vie.   
 
Supposons qu’un buveur social perde le contrôle, ne serait-ce qu’une seule fois. En état d’ivresse, il commet un viol ou un inceste. Même si son acte est plus tard regretté, un être humain normal en ressentira la culpabilité durant toute sa vie. L’auteur et la victime seront tous deux touchés de façon irréparable et irréversible.  
 
 
7 - L’alcool est interdit dans les Ahadith   
 
Le Prophète de l’islam Mohammad (paix et bénédictions sur lui) a dit :  
 
a. « Tout ce dont la consommation en grande quantité rend ivre est interdit, même en petite quantité. Ainsi, il n’y aucune excuse pour une petite pincée. »   
 
b. « L’alcool est la mère de toutes les turpitudes et c’est la plus honteuse des turpitudes. »   
 
c. « Non seulement ceux qui consomment de l’alcool sont maudits mais également ceux qui traitent avec eux directement et indirectement. »   
 
Il est rapporté par Anas, un compagnon du Prophète salla Lahou 3alayhi wa salam , que Mohammad  salla Lahou 3alayhi wa salam a dit :« La malédiction de Dieu tombe sur un groupe de personnes qui traitent avec l’alcool. Celui qui le distille, celui qui le boit, celui qui le transporte, celui à qui il a été apporté, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui utilise l’argent qui en découle, celui qui l’achète et celui qui l’achète pour quelqu’un d’autre. »   
 
 
8 - Les maladies associées à l’alcoolisme   
 
Il y a plusieurs raisons scientifiques à l’interdiction de la consommation d’enivrants, donc de l’alcool. Nous n’avons pas besoin de détailler chacun des effets de l’alcool puisque la plupart d’entre eux sont connus de tous. La liste suivante énumère les maladies liées à l’alcool :  
 
1. La cirrhose du foie est la maladie associée à l’alcool la plus connue.  
 
2. D’autres maladies sont le cancer de l’œsophage, de la tête et du cou, du foie, etc.  
 
3. L’œsophagite, la gastrite, la pancréatite et l’hépatite sont liés à la consommation de l’alcool.  
 
4. La cardiomyopathie, l’hypertension, l’artériosclérose coronarienne, les angines de poitrine et les attaques cardiaques sont liés à des prises importantes d’alcool.  
 
5. Les attaques et crises d’apoplexie ainsi que divers types de paralysie sont liés à la prise d’alcool.  
 
6. La neuropathie périphérique, l’atrophie corticale, l’atrophie cérébrale sont des symptômes connus causés par la consommation d’alcool.  
 
7. Le syndrome de Wernicke- Korsak avec une amnésie des évènements récents et une conservation des souvenirs anciens, accompagné de divers types de paralysies, est principalement du à une déficience de thiamine due à une prise excessive d’alcool.  
 
8. Le béribéri et d’autres déficiences ne sont pas rares parmi les alcooliques. Même la pellagre se retrouve chez certains d’entre eux.  
 
9. Le délirium tremens est une complication sérieuse qui peut arriver lors d’infections intercurrentes d’alcooliques ou post-opératoires. Il arrive également lors du sevrage. C’est une complication assez sérieuse qui peut causer la mort même si elle est traitée dans des centres bien équipés.  
 
10. De nombreux troubles endocriniens ont été associés à l’alcoolisme : le myxœdème ou l’hyperthyroïdie.  
 
11. Les effets des maladies hématologiques sont longs et variables. Cependant, la déficience de l’acide folique est la manifestation la plus commune d’une consommation excessive d’alcool donnant lieu à une anémie macrocytaire. Le syndrome de Zeine regroupe l’anémie hémolytique, la jaunisse et l’hyperlipidémie qui résultent d’une beuverie.  
 
12. La thrombocytopénie ainsi que d’autres anomalies sanguines ne sont pas rares chez les alcooliques.  
 
13. Le métronidazole couramment utilisé intéragit avec l’alcool de façon néfaste.  
 
14. Les infections récurrentes sont très fréquentes chez les alcooliques chroniques. La résistance aux maladies et le système de défense immunologique sont perturbés par la prise d’alcool.  
 
15. Les infections de la poitrine sont connues des alcooliques. La pneumonie, les abcès au niveau des poumons, l’emphysème et la tuberculose pulmonaire sont tous fréquents chez les alcooliques.  
 
16. La plupart du temps, une personne se trouvant dans un état d’ivresse avancé voit ses réflexes de toux, qui ont une action protectrice, qui demeurent paralysés. De ce fait, le vomi peut passer aisément dans les poumons, provoquant une pneumonie ou un abcès pulmonaire. Certaines fois, ceci peut entraîner la suffocation puis la mort.  
 
17. Les effets de la consommation d’alcool sur les femmes méritent une attention particulière. Les femmes sont plus vulnérables aux cirrhoses résultant de l’alcool que les hommes. Durant la grossesse, la consommation d’alcool peut avoir des effets néfastes sévères sur le fœtus. Le syndrome alcoolo-foetal et de plus en plus reconnu dans la profession.  
 
18. Les maladies de la peau peuvent aussi être liées à la consommation d’alcool.  
 
19. L’eczéma, la dystrophie et les infections des ongles, la stomatite anguleuse (inflammation de la bouche) sont des maladies courantes chez les alcooliques.  
 
 
9 - L’alcoolisme est une maladie   
 
Les docteurs en médecine appellent désormais l’alcool une maladie et non pas une dépendance. La Fondation de Recherche Islamique a publié un pamphlet où il est dit : si l’alcool est une maladie, c’est la seule maladie qui est vendue en bouteille, affiché en publicité dans les journaux, les magazines, à la radio et à la télévision, distribuée dans les points de vente, qui produit un revenu pour les gouvernements, provoque des morts violentes sur les routes, n’a pas pour origine un germe ou un virus, détruit des vies de famille et augmente les crimes. L’ALCOOLISME N’EST PAS UNE MALADIE, C’EST L’OEUVRE DE SATAN.  
 
Allah  azawajal dans Son infinie sagesse nous a mis en garde contre ce piège de satan. L’Islam est appelé Din-ul-Fitrah, ou la religion de la prime nature de l’homme. Toutes ses injonctions ont pour but de préserver la prime nature de l’homme. L’alcool est une déviation de cette prime nature, pour chaque individu ainsi que pour la société. Il rabaisse l’homme à l’état de la bête à propos de laquelle il affirme être supérieur. De ce fait, la consommation d’alcool est interdite en Islam.  
 
Texte écrit par le Dr. Zakir Naik.  

http://oussoul.xooit.fr/t443-Alcool-Les-dangers-et-bilan-scientifiques.htm#p699

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Dourouss - Leçon

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