Manifestations (les) en Islam (1/2)

Publié le 24 Août 2009

 

 
 
 
 
Manifestations (les) en Islam      
 
à la lumière du Coran et de la Sunna      




Sommaire:

1.  Le devoir d’obéissance à Allah et à Son Prophète   
2.  Le devoir de soumettre ses litiges à Allah et à Son Prophète
3.  Qui sont les savants ? Comment les reconnaitre ?
4.  Les fatwas émises en vue de satisfaire les gouverneurs sont des signes de la fin des temps
5.  Exemples de fatwas démontrant les erreurs des « savants » soumis à leurs gouverneurs
6.  Les prétextes : tels que la mixité, la violence dans les manifestations, prière en retard
7.  Choisir ses alliés et ses fréquentations en fonction de son statut de Musulman ou non
8.  Museler les musulmans
9.  Le devoir de défendre les Musulmans   

1.  Le devoir d’obéissance à Allah et à Son Prophète 
 
 
 
وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلَا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمْراً أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ وَمَن يَعْصِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ ضَلَّ ضَلَالاً مُّبِيناً    
 
36. «Wa ma kana limou’minin wala mou’minatin idha qada Allahou wa rasoulouhou amran an yakouna lahoum al khiyara min amrihim wa man ya^si Allaha wa rasoulahou faqad dhalla dhalalan moubinan »   
 
36. « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, après qu’Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est clairement égaré. »   
 
(Al-Ahzâb – Les Coalisés n°33, verset n°36) 
 
2.  Le devoir de soumettre ses litiges à Allah et à Son Prophète  
 
Lorsqu’il y a un litige entre des Musulmans, il faut ramener le litige à Allah et à Son Prophète, afin d’obtenir une réponse sûre et saine :  
 
Et dans un autre verset du Coran :  
 
 
فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُواْ فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجاً مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُواْ تَسْلِيماً    
 
65.  « fala wa Rabbika la you’minouna hatta youhakkimouka fi ma chajara baynahoum thoumma la yajidou fi anfousihim harajan mimma qadhayta wa yousallimou tasliman ».  
 
65. « Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge de leurs désaccords et qu’ils n’éprouvent aucune gêne pour ce que tu auras décidé, et qu’ils s’y soumettent complètement. »   
 
(An-Nisâ- Les femmes n°4, v.65) 
 
3.   Qui sont les savants ? Comment les reconnaitre ?  
 
Les savants sont ceux qui se conforment au Coran et à la Sunna, indépendant des influences de leurs gouverneurs. Qui se font appels aux savants qui les ont précédés. Et enfin, qui donnent une position accepté par le commun des savants. On appelle cela « Al Ijma3 »   
 
Se sont ceux qui sont reconnus par l’intégralité de la communauté des savants de l’Islam de Ahl As-Sunna wal Jama^a, et non ceux qui ne sont reconnus que par leurs semblables appartenant à leurs mêmes courants. Défendant par la-même, leurs propres intérêts.   

4.   Les fatwas émises en vue de satisfaire les gouverneurs sont des signes de la fin des temps   
 
Ali Ibn Abi Talib a dit: "Parmi les conditions de l'heure, il y a la multiplication des prédicateurs (khutaba) sur les minbars et la soumission des savants aux gouvernants, si bien qu'ils déclareront interdits ce qui est licite, et déclareront licite, ce qui est interdit et leur donneront des conseils juridiques (Fatwa) conforment à leurs passions".    
 
(Rapporté par Ad-Daylami)   
 
Certains parmi ceux qui n’ont eu pour information au sujet des manifestations que cette information (source wahabi sans véritablement les connaitre), diront (à force de les avoir fréquenté malgré eux) « oui mais les savants ont dit ».   
 
Répondez leur : « Ce n’est pas à nous de dire à Allah et à Son Prophète ce qu’ils doivent faire, mais plutôt à Allah de dire aux ignorants ce qu’ils doivent faire : « Atou3allimouna Allah bi dinoukoum ? »   


5.  Exemples de fatwas démontrant les erreurs des « savants » soumis à leurs gouverneurs 
 
Citation:
Fatwa n°1:Ben baz  autorise le port de la croix des chrétiens autour du cou:

Après que le roi d'Arabie Saoudite se fit photographier avec autour du cou une croix au côté de la reine d’Angleterre, Ibn Bâz fut interrogé sur ce fait : 

 
 
Il répondit : « Ce sont des choses normales ! C’est normal ! Le détenteur du pouvoir agit dans ce genre de situation par rapport à ce qui relève de l’intérêt, si le fait d’accepter ce cadeau relève de l’intérêt islamique alors cela est permis… »  
Quand certaines personnes entendirent cela, ils demandèrent : « Même une croix cheikh ?! »  

Il répondit « Même une croix ! »    

Source et référence de la fatwa: 11/5/1417, n° 1/1477

 
 
Réponse Islamique à cette fatwa : La réponse du Prophète à cette fatwa :  
 
Al Bukhari rapporte que le Prophète  ne laissait dans sa demeure aucune chose portant des croix, sans la détruire. 
 
Ainsi le Musulman, n'a ni le droit d'avoir ce genre de chose chez lui, ni sur lui en tant que pendentif (collier, bracelet, boucle d'oreille, piercing, autres), ni sur ses vêtements, ou outils de travail, ou dans ses affaires d'écoles. 
 
On ne peut également pas, accepter une croix comme cadeau, ou comme dépôt à garder, et cela quel que puisse être le motif ou le prétexte invoquer. 
 
Cela va à contre courant des enseignements de notre religion. 
 
source: Fiqh Assuna pour les femmes, page 487-488. Sayyid Sabiq  
 
 
L’imam Soulaymân Ibn ‘Abdallah آl Cheykh dit : « Sache, qu’Allah te fasse miséricorde, que lorsque l’homme fait semblant d’être d’accord avec la religion des idolâtres par peur d’eux, par flatterie ou par courtoisie afin de se préserver deleur mal, alors c’est un mécréant comme eux, même si en réalité il déteste leur religion et les déteste, et qu’il aime l’islam et les musulmans. » 
 
 
- Ibn Bâz décréta l’interdiction de porter une montre où il y a une croix visible dessinée dessus, il dit  
Citation:  
« Lorsque le dessin est caché et qu’on ne peut le voir, alors il n’y a pas de mal. Mais si on le voit sur la montre, où à l’intérieur lorsqu’on l’ouvre, alors ce n’est pas permis, car il est rapporté du messager d’Allah ‘alayhi salât wa salâm qu’il dit à ‘Alî « Ne laisse pas une image sans la détruire. » Il n’est pas permis non plus de porter une montre où est dessiné la croix, tant qu’on ne l’a pas effacé. Il fut aussi rapporté du messager d’Allah ‘alayhi salât wa salâm « qu’il ne voyait pas une chose sur laquelle était dessiné une croix sans la défaire » et dans une version « sans la casser 
 
(Majmoû‘ Al Fatâwâ Volume 10) 
 
- Le comité des « grands savants » présidé par Ibn Baz fut interrogé :  
Citation:  
« Nous avons divergé sur le cas du musulman qui porte une croix qui est le symbole des chrétiens, certains voient qu’il devient automatiquement un mécréant, et d’autres disent qu’il faut lui expliquer l’interdiction et qu’elle est l’emblème des chrétiens et s’il persiste à la porter alors il mécroit" 
 
Réponse: Dans ce genre de cas, il est obligatoire de clarifier les choses, si on lui explique le statut de celui qui porte une croix, et qu’elle est le symbole des chrétiens, et une preuve indiquant que celui qui la porte est satisfait de s’affilier à elle et de ce sur quoi sont les chrétiens, et qu’il continue à la porter alors il devient mécréant, car Allah a dit:« Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide certes pas les gens injustes. » [51/5] 
 
 
 
- Est-ce que porter une croix est un grand polythéisme ? Ou bien est-ce « une chose normale » ? 
 
- Ibn Bâz n’assumera pas cette fatwa hideuse, et niera l’avoir prononcée, dans sa lettre datée du 11/5/1417, n° 1/1477 : 
 
« Au sujet de cette cassette que l’on m’attribue, que j’aurais permis de porter la croix et que lorsqu’on m’interrogea à ce sujet, je répondit que c’est permis. Je sais parfaitement que je n’ai jamais dit cela, c’est un mensonge à mon encontre, cela n’a aucun fondement. Qu’Allah donne à celui qui a fait cela ce qu’il mérite. » 
 
Mais, hélas, nous avons cette fatwa de sa propre voix, entre nos mains… 
Qui devons-nous croire ? 
Nos oreilles ? 
Ou la plume d’Ibn Bâz ? 
 
Et si vraiment il n’a jamais dit cela, que pense-t-il dès lors, de son roi qui a porté la croix des chrétiens au coup, avec un grand sourire ? 
 
Ou peut être que, sa fatwa audio ne permettait pas de porter la croix de façon générale à tout les musulmans, mais était uniquement valable pour Fahd آl Saoud ? 
 
Dans ce cas, nous présentons nos excuses au cheykh et nous rectifions : Ibn Bâz autorise spécialement au roi Fahd de porter la croix. Dans l’espoir que nous soyons excusés d’avoir « discriminé » le cheykh. 
 
- Abou Ahmed Mouhammad ibn Rafîq Al Ajamî, un ancien élève du Cheykh, témoigne :« La première action à portée internationale quand Fahd est devenu roi alors que j'étais employé par Dar el iftâ' es saoudia dans un bureau qu'on appelle el Amâna el 'Amma (Sécurité publique) pour la Prédication Islamique qui se trouve dans la présidence des Recherches Islamiques et de Jurisprudence et la prédication-et-la-Guidée. C'est beaucoup de noms! Ils m'ont obligé à quitter mon emploi et j'ai pris beaucoup de documents pour avertir et effarer les musulmans. Donc la première action que le roi a faite, c'est d'ordonner de ne l'appeler que par le titre de Khâdim el Harameyn ech charifeyn. 
 
Après cette action, il a rendu visite à ses oncles en grande-bretagne, et à sa vieille sorcière de Tatcher, qui a accroché la croix de la reine Victoria au cou de son frère Khâdim el Harameyn. Et notre cheykh, nommé par Khâdim el Harameyn ech charifeyn a répondu qu'il n'y avait pas de mal à cela et qu'il n'aurait qu'à la jeter plus tard. Certains orateurs du Vendredi m'ont demandé la cassette où était enregistrée la parole de ben Bâz. Je la leur ai envoyée enroulée dans plusieurs tissus, et 4 discours du vendredi ont été consacrés pour montrer que certains muftis donnent des fatwas qui amènent en Enfer. Ainsi le Mufti devient une  passerelle qui mène à l'Enfer. »   
 
 
Fatwa n°2 :BenBaz fait mettre à mort des Musulmans pour les intérèts des mécréants : 
 
Citation:
Ibn Bâz, lorsque 4 monothéistes musulmans se dévouèrent pour tuer des soldats chrétiens et des indous qui polluaient la terre sainte de la péninsule arabique par leur présence, émit la fatwâ suivante :« Il ne fait aucun doute que cet acte est un péché et un mal énorme. Il en résulte une grande corruption et beaucoup de mauvaises choses, et une grande injustice. Et il ne fait aucun doute que ce genre d’acte n’est commis que par quelqu’un qui ne croit pas en Allah et au jour dernier. » 
 
 
On ne peut trouver quelqu’un qui a une foi valide en Allah et au jour dernier qui puisse faire une chose aussi criminelle et aussi odieuse que ce qui s’est produit comme grand mal et terrible corruption. Mais celui qui a fait cela, et les gens de son genre, sont des âmes répugnantes remplies de jalousie, de haine, de mal et de corruption, et vides de foi en Allah et Son messager. 
 
 
 
Réponse Islamique et interrogations à la fatwa n°2 
 
- Ibn Bâz a déclaré ces combattants mécréant, car il les décrivit comme étant «des âmes répugnantes remplies de jalousie, de haine, de mal et de corruption, et vides de foi en Allah et Son messager », or nul n’est vide de foi en Allah et Son messager, excepté le mécréant.  
 
- Ibn Bâz décrit le meurtre de ces soldats idolâtres comme étant « un grand crime et une terrible corruption. » Qu’en est il alors de ce que font ces même soldats idolâtres contre les musulmans en Afghanistan, en Irak, au Soudan etc… violant nos sœurs et nos enfants, torturant nos frères et bombardant leur maison, détruisant leurs hôpitaux? Que pense t’il de ces avions qui décollent de la terre de son gouvernement pour aller bombarder l’Irak et l’Afghanistan ? 
 
- A cause de cette fatwâ d’Ibn Bâz, ces 4 musulmans furent mis a mort par le gouvernement saoudien, alors que le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, a dit « On ne tue pas un musulman pour un mécréant » (rapporté par Al Boukhârî.) 
 
Ibn Al Qayyim a dit  « La pire des catastrophe est d’abolir le livre d’Allah et la sounnah de son messager pour innover ce qui les contredisent, ainsi que de défendre l’abolition de cela, de l’encourager et de montrer de l’hostilité à celui qui appel au livre d’Allah et à la sounnah de Son messager."  

La terre sainte de Palestine, dans laquelle il y a la Mosquée Sâcré d'Al Aqsa, qui est la 3ème ville sainte de l'Islam, dans laquelle le Prophète y a fait la prière est la cible d'attaque tous les jours.Nos frères et soeurs en Palestine se font détruire TOUS les jours par dizaines de morts, hommes, femmes et enfants, personnes n'est épargnés par la terreur sioniste. 
 
  
 
 
Les sionistes massacrent nos frères et soeurs...    
et les wahabis à la solde des sionistes font des fatwas ordonnant aux    
palestiniens de quitter la Palestine !    
Lisez par vous-même !    
 
Citation:
Fatwa de Al-Bâni appelant les Palestiniens à délaisser toute la Palestine immédiatement  كلام الالباني راس الوهابية في وجوب خروج اهل فلسطين     
Je traduis la partie soulignée:
 
Celui qui pose la question: Est-ce qu'ils (les palestiniens) leur aient autorisés de délaisser et de fuire la Palestine pour aller vers un autre pays ?   

Réponse de Al-Bâni: Oui ils doivent (tous les Palestiniens) sortir de Palestine ! Mon frère c'est obligatoire pour eux de sortir de cette terre (de Palestine) pour une terre dans laquelle ils peuvent appliquer les lois Islamique.
  
Source: Cassette n°27

 
 
 
 
Réponse Islamique légiféré par Ahl As-Sunna Wal Jama'a à Sheykh Al Albani 
 
Sheikh al-Bouti - réponse au sheikh al-Albani sur la Palestine   
 
 

 
 
Nasir ad-Din al-Albani, considéré par les salafis comme l'un des principaux savants de leur groupe, a publié une fatwa il y a quelques années disant que tous les musulmans de Palestine, du sud du Liban et du plateau du Golan devaient quitter en masse leur terre et aller autre part. L'argument qu'il avançait était qu'une terre musulmane occupée par des non-musulmans devenait par conséquent une terre non-musulmane. Ainsi, il est interdit à tout musulman de continuer à y vivre. Quand certaines personnes lui ont dit, ironiquement, qu'aucun pays au monde, pas même l'Arabie Saoudite, n'accepterait d'accueillir la nation palestinienne dans sa totalité, il répondit : « Ils pourraient essayer d'aller au Soudan, peut-être qu'on les y accueillerait ! ». 
 
Ce qui suit est une des réponses du sheikh al-Buti à al-Albani. Sheikh al-Buti est un des principaux savants de Syrie : 
 
[Extrait du livre "Le jihad en islam" (Al-Jihad fil Islam: Kayfa Nafhamuhu wa Kayfa Numarisuhu), du Dr. Muhammad Sa'id Ramadan al-Buti, 2nd édition, Dar al-Fikr, Damas, Syrie, 1997.] 
 
 
Sheikh Nasir ad-Din al-Albani a choqué les gens, il y a de ça plusieurs mois, avec une fatwa bizarre, éloignée à une distance extrême des préceptes de la Shari'ah islamique, et en contradiction la plus totale avec les principes et les règles de la religion. 
 
Il a déclaré publiquement, et devant de nombreux témoins, que tous les musulmans dans les territoires occupés et les palestiniens y demeurant encore étaient obligés de quitter totalement le pays et de le laisser aux juifs, qui l'ont transformé (selon lui), après leur colonisation, en une Dar al-Kufr 
 
Si ce n'était la transmission en masse de la nouvelle, et les cassettes audios avec la voix du sheikh parlant de ce sujet, je ne serais jamais parvenu à y croire ! 
 
Ceci parce que le plus modeste étudiant en sciences islamiques sait que ce qui est établi dans toutes les sources de la Shari'a islamique, est que la Dar al-Islam reste, juridiquement, une Dar al-Islam jusqu'au jour de la Résurrection peu importe jusqu'à quel degré les kufar, ou les ennemis, sont allés afin d'y répandre la corruption. 
 
Et c'est une obligation pour les musulmans d'endosser la responsabilité de la nettoyer de la souillure et de l'agression. Et concernant l'opinion d'Abu Hanifa qui était d'avis de la possibilité d'un retour de la Dar al-Islam en une Dar al-Kufr, il y a mis comme conditions que les sha'air islamiques n'y existent plus, et qu'ils soient remplacés par les lois du Kufr ; qu'aucun musulman ou dhimmi [citoyen non-musulman] n'y demeure en sécurité avec la sécurité islamique originelle ; et qu'une Dar al-Kufr ou une Dar al-Harb lui soit limitrophe. 
 
Il est bien connu qu'aucune de ces trois condition n'existe dans la terre occupée, puisque les sha'air de l'Islam y sont encore publiquement existants, les musulmans y bénéficient de la sécurité islamique originelle, et il n'y a à ce jour aucune Dar al-Kufr ou Dar al-Harb aux confins de cette terre occupée. 
 
Mais le sheikh, qui se considère comme le plus grand muhaddith de notre temps, a violé ce consensus (ijma) juridique dont il n'avait aucune connaissance. Puis il a annoncé aux gens, avec l'approbation d'Israël, que la Palestine avait été convertie en une Dar al-Kufr et une Dar al-Harb. Par conséquent, il est obligatoire pour tous ses propriétaires et ses citoyens musulmans de l'abandonner ! 
 
Et ce qu'il y a de plus étrange dans tout cela est que ce sheikh suspect (ash-shaykh al-mashbuh) est resté silencieux durant toutes ces longues années avant de prononcer cette fatwa. Aucun incident parmi la longue série d'évènements amers qui ont été infligés à cette terre et à son peuple ne le lui a rappelé. Jusqu'à ce que la lumière de l'Intifada sincère se soit éveillée au coeur de cette terre occupée, que le mouvement (du Hamas) se soit établi et qu'un sentiment de terreur à son égard se soit répandu dans les coeurs et les âmes des occupants, [à ce moment là] le sheikh s'est rappelé de son verdict, à propos duquel il n'a jamais été satisfait excepté à ce moment.  
 
Et il s'est rendu compte que le temps était venu pour qu'il le publie dans une fatwa explicite et qu'il l'édite dans tous les médias. Et [il trouve] que le moment est venu, avec le lancement de cette Intifada atteignant des niveaux de succès inattendus, d'appeler les leaders de cette Intifada, ainsi que les détenteurs de la terre et du droit (haqq), à quitter celle-ci, parce qu'il devrait être temps pour eux de soulager l'Israël du désagrément qu'ils représentent et des pertes qu'ils ont provoquées sur beaucoup de leurs ressources! 
 
Il est temps pour ce sheikh réellement suspect (mashbuh) de nous informer de la raison l'ayant amener à garder secrètement cette fatwa dans sa poitrine jusqu'à ce jour. Et au sujet de son silence jusqu'à aujourd'hui concernant le péché des musulmans demeurant dans [la Dar al-Kufr! 
 
Et nous remercions vraiment Allah que le sheikh et sa fatwa infondée (Batila) n'existaient pas du temps où les syriens, les algériens, les égyptiens et les libyens lançaient le Jihad dans leurs propres pays, pour les nettoyer de la colonisation et de l'agression des tyrans. 
 
Cela aurait été alors une obligation pour tous ces musulmans de quitter leurs contrées - puisqu'elles sont caractérisées comme faisant partie de la Dar al-Kufr - une possession de leurs ennemis. 
 
Et nous l'aurions regardé aujourd'hui et l'aurions vu comme un droit obtenu légalement par ces tyrans et colons. Et qui sait ? Ceci pourrait être ce que le sheikh aurait préféré et aimé. 
 
[L'extrait ci-dessus est ce que le Dr. al-Buti a écrit dans la 1ère édition et a reproduit dans la 2nd édition de son livre. Ce qui suit est ce qu'il a ajouté dans la 2nd édition.] 
 
Et je dis maintenant, ajoutant ces lignes au commentaire [qui précède] dans la nouvelle édition : nous attendions du sheikh qu'il retire sa fatwa erronée (batila), considérant que le retour à la vérité est une vertu. Mais il ne s'est jamais rétracté en dépit du soulèvement des musulmans du monde entier contre lui à cause de cela ! 
 
En outre, quelques lecteurs ont considéré inapproprié (kabira) que le sheikh ait été décrit avec le mot "suspecté" (mashbuh). Mais la signification de ce mot est que les soupçons de culpabilité flottent autour de celui qui publie une telle fatwa avec la collaboration d'un groupe étranger, et [voyez] comme leur nombre est important dans le cas présent. 
 
Ainsi, il n'y a aucun doute que le soupçon de culpabilité est différent de l'inculpation elle-même et est également différent de la confirmation de trahison. Par conséquent il n'y a aucun extrémisme dans le mot, et c'est une description précise d'une réalité exacte  


http://oussoul.xooit.fr/t1290-Manifestations-les-en-Islam.htm

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Dourouss - Leçon

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