Fais attention à la compagnie des femmes si tu veux préserver ton cœur

Publié le 3 Octobre 2011

http://tasawuf.info/ressources/calligraphy/main_basmala.gif

 

 

 

Fais attention à la compagnie des femmes si tu veux préserver ton cœur


par Shaykh Al `Alâwî rahimahu Lah

 


 

Celui qui aime fréquenter les femmes est quelqu’un de douteux.


Fais attention à ce genre de compagnie, toi l’aspirant sincère, car leur fréquentation est nuisible pour le cœur ; c’est un poison mortel et une maladie chronique qui l’attaquent ainsi. Le Prophète a dit « Dans ma communauté, il n’y aura pas d’épreuve plus difficile (1) que celle des femmes. » Celui qui veut mettre son cœur en sûreté se doit donc d’éviter les étrangères et d’éviter même de les regarder, car sinon elles risquent d’être une épreuve pour lui et de distraire son cœur : Dis aux croyants de baisser les yeux (242,30).

 

Lorsque la flèche du regard se fiche dans le cœur et s’installe dans ses pensées, il ne peut plus rester tranquille, car cela fait partie de ses tendances naturelles, de même qu’éprouver de l’attirance, et c’est pourquoi l’homme, structurellement, ne saurait être sûr de ce point de vue. On dit que s’il y avait la moindre parcelle de femme en Orient et la moindre parcelle d’homme en Occident, elles se désireraient mutuellement. Et quand un homme et une femme sont seuls, chacun des deux commence à s’imaginer des choses en pensant à l’autre.


Moulay l-‘Arabi al-Darqâwî disait : « Si vous voyez un homme et une femme voler ensemble dans les airs, faites en sorte qu’ils volent séparément, car la femme doit être complètement dérobée aux regards, et l’homme tout entier est regard. »


Seul un homme au cœur malade et à la foi faible peut aimer fréquenter les femmes, elles dont la pratique religieuse (2) et la capacité de jugement sont moindres : en réalité, un tel homme est atteint d’une maladie incurable, à moins qu’il cesse de les fréquenter. Mon frère, si tu es sincère, ne les fréquente pas, et ne les regarde pas non plus ; ne lève même pas le regard sur une femme qui n’est pas la tienne, et crains Dieu concernant les femmes ; sinon, tu cours un gros risque, car elles sont les filets qu’utilise Satan, et ça, tout homme le sait : celui qui est à l’intérieur totalement sincère avec Dieu le sait parfaitement (3).


Lorsque le regard de l’initié tombe sur une chose agréable qui finit par s’installer dans son cœur, il est inévitable que Dieu lui en fasse subir les conséquences, soit extérieurement soir intérieurement. Lorsque Dieu l’a rétribué conformément à son acte, Il enlève de son cœur la douceur de la connaissance. S’il est bienveillant avec lui, Il fait en sorte qu’il ne s’agisse que d’un impact extérieur, et cette forme de châtiment est bien connue des gens de la voie. Abû Ya’qûb al-Nahrajûrî racontait ceci : « Alors que je faisais les circumambulations autour de la Ka’ba, je vis un homme qui n’avait qu’un seul œil et qui disait :


-Je me réfugie en Toi contre Toi.

-Quelle est donc cette prière ? lui demandai-je.

-Je fréquente ce sanctuaire depuis 50 ans, expliqua-t-il. Un jour, j’ai regardé quelqu’un en le trouvant beau ; je reçus alors soudain un coup de poing dans l’œil et celui-ci glissa sur ma joue ; je gémie et en reçus un second, puis entendis une voix qui disait :

-Si tu avais continué, Nous aurions continué. »


Muhammad Ibn ‘Abdallâh racontait également ceci : « Je me trouvais avec mon maître, Abû Bakr, tandis que passait par là un garçon.

Mon maître se rendit compte que je regardais ce dernier et dit :

-Mon fils, tu prendras conscience tôt ou tard de ton erreur.

Je passai alors vingt ans à penser à cette faute, et une nuit, alors que je m’étais endormi en y réfléchissant encore un fois, je me réveillai le matin en ayant oublié tout le Coran ; j’entendis alors une voix qui disait :

-Voilà la conséquence de ce coup d’œil ! »

Quant à Abû Bakr al Kattânî, voici ce qu’il disait : « Je vis l’un de nos compagnons en rêve et lui demandai :

-Qu’est ce que ton Seigneur à fait de toi ?

-Il m’a montré mes péchés en les passant tous en revue ; je les reconnus l’un après l’autre sauf un que j’avais honte d’avouer, me dit-il.

-Et quel était ton péché ?

-Un jour, un très beau jeune homme était passé près de moi et je l’avais regardé ; après avoir reconnu cette faute devant Dieu, j’eux tellement honte que je suai à grosses gouttes pendant 70 ans ; depuis Dieu, dans Sa grâce, me pardonna. »

On  raconte que quelqu’un vit en rêve Abû ’Abdallâh al-Zarrâd et lui demanda : Quesque ton Seigneur à fait de toi ? »

-Il m’a pardonné toutes les fautes que j’ai reconnues ; mais il y en avait une que j’avais honte d’avouer ; Il me rendit alors squelettiquement maigre, à tel point que sur mon visage, je n’avais plus que la peau sur les os, répondit Abû ‘Abdallâh.

-Et quelle était donc cette faute ?

-J’avais regardé une belle personne. »

Alors fait attention, toi l’aspirant, à ceux dont tu crains que la vue ne trouble ton cœur(4), car on a dit en ce sens :

Et toi qui crains la Divinité,

Fais attention aux femmes !

Celui qui les accompagne

Ne saurait être en sûreté.

 

 

Note :

(1)Litt. : «de cause de trouble (ou perturbation) » (fitna). Muslim, Sahih, IV, Kitâb al riqâq, bâb aktharu ahl al-janna l-fuqara’, n°98/2741.

(2) La femme ne peut accomplir certaines obligations religieuses en période de menstrues.

(3) C’est à  dire que tout homme peut naturellement être troublé intérieurement par la vue d’une femme ou par une situation d’isolement avec elle, et celui qui prétend être au-dessus de cela n’est pas sincère : c’est une réalité indiscutable qui explique tout ce commentaire, a fortiori pour l’homme de Dieu qui doit éviter au maximum les risques de trouble intérieur, qui ne sont qu’une forme plus intense de ghafla, de distraction.

(4)Sur le concept de beauté dans la société traditionnelle arabo-musulmane, cf. Historia del pensamiento estético àrabe, José Miguel Puerta Vilchez, Akal, Madrid, 1977, p. 503 et ss.


Source : Al-Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya (Sagesse céleste) Shaykh Al-‘Alawî, traduction de l’arabe et note de M.Chabry et J.Gonzalez, edition : la caravane.

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Dourouss - Leçon

Commenter cet article

cedric 08/10/2011 14:10


Salam aleykoum wa rahmatoullah.
C'est vrai,qu'il faut être vigilant.Une femme par sa beauté,peut te faire perdre raison et te faire éloigner de la religion en une fraction de seconde,s'en même que tu t'en rendes compte.
Prenez garde mes frères.
Soubhaan ALLAH.