L’amant aime son Bien-Aimé en toutes circonstances

Publié le 7 Mars 2012

basmalah

 

 

Accepte toujours le choix de Allah et confie-toi à Lui en permanence ; peut-être te regardera-t-Il et te fera-t-Il miséricorde


par Shaykh Al `Alâwî rahimahu Lah


 

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Il est dans la nature de l’âme de critiquer les décisions de la Divinité. Alors accepte toujours les décisions et les actes de Allah, toi l’aspirant, et confie-toi à Lui en permanence, tu éviteras ainsi de t’opposer à Lui et d’avoir à faire des choix ; en effet, quand l’âme choisit, elle incline toujours vers les passions et cherche à assouvir ses caprices, refusant le reste. Elle ressemble à ceux dont Il a dit : « Allez-vous croire à une partie du Livre et rejeter le reste ? » (s2, v85)

 

Alors ne la suis pas, toi l’aspirant, et sois comme ceux dont Il a dit : On dira à ceux qui craignaient Dieu : « Qu'est ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils répondront: « Un bien » (s16, v 30)

 

L’amant aime son Bien-Aimé en toutes circonstances, et de plus, l’âme ne sait jamais à quoi elle s’expose dans ses choix. Si donc elle s’abandonne et confie son sort à la Divinité, elle y gagnera en tranquillité et goûtera au bonheur de l’abandon confiant, car le médecin sait mieux que le malade ce qui lui convient comme traitement, et combien de fois un traitement qui semblait au malade pire que la maladie s’est avéré efficace et lui a permis de survivre !

 

Les spécialistes sont unanimes à recommander l’amputation d’un membre lorsque c’est le seul moyen de sauver le reste du corps. Et si déjà un médecin humain, avec le peu de connaissances qui sont les siennes, agit ainsi, qu’en serait-il du Médecin des médecins, Lui qui sait mieux que nous ce qui nous convient ? La voix de la Présence divine s’adresse ainsi à qui Lui prête attentivement l’oreille :

 

Je t’ai mis au monde sans que tu n’y sois pour rien,

Et Je t’ai donné de quoi subsister, sans que ta volonté n’y soit pour rien.

Alors abandonnes-Moi ton sort et sache que Mes décrets vont se succéder,

Et qu’en définitive, n’arrivera que ce qui est conforme à Ma volonté.

 

 

Lorsqu’un serviteur critique son Maître, c’est un signe qu’il n’a pas confiance en Lui : voilà un bien détestable défaut, dont on peut craindre le pire ! Alors, débarrasse-t-en, toi l’aspirant : Le combat vous est prescrit, et vous l’avez en aversion. Il se peut que vous ayez de l'aversion pour quelque chose qui vous sera bénéfique. Il se peut également que vous aimiez quelque chose qui vous causera du tort. Allah sait, tandis que vous, vous ne savez pas (s2, v216)

 

A propos du verset (s31, v20) : Il vous a comblé de Ses bienfaits, tantôt extérieurs, tantôt intérieurs, un commentateur disait : « Ses bienfaits extérieurs, c’est le bien-être, tandis que Ses bienfaits cachés, ce sont les épreuves qui amènent le serviteur, s’il les supporte patiemment, au degré de la satisfaction » Un certain soufi perdit l’un de ses fils. Quelqu’un lui dit : « Pourquoi ne pas demander à Allah qu’Il te le rende ? », ce à quoi il rétorqua :

 

- M’opposer au choix de Allah me paraît pire que de perdre mon fils.

 

O Mon Dieu, accorde-nous, par Ta grâce, de nous soumettre à Ta volonté, et fais que notre confiance en Toi, soit telle que nous ne critiquions jamais Tes actes : Seul Allah peut m’assister : c’est à Lui que je m’en remets et c’est vers Lui que je reviens (s11, v88)

 

 

Source: Al-Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya (Sagesse céleste) Shaykh Al-‘Alawî, traduction de l’arabe et note de M.Chabry et J.Gonzalez, edition : la caravane.

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Rappels

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