Omar Ibn Al Khattab aide une femme dans la nuit noire...

Publié le 27 Février 2010

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Omar Ibn Al Khattab aide une femme dans la nuit noire... 
 
 
 
[...]  alors que Omar Ibn Al Khattab allait faire sa tournée habituelle  vers Harra (faubourg de Médine) accompagné de son esclave Aslam, il vit au loin un feu dans le désert. 
 
Commentaire : Il est du devoir du Musulman de porter attention autour de soit, afin de mieux évaluer le contexte dans le contexte on évolue.  
 
Il dit: "On dirait un camp. Peut-être, est-ce une caravane qui n'a pu entrer dans la ville durant la nuit. Allons nous occuper d'elle et nous assurez de sa protection pour la nuit." 
 
Commentaire : Afin d’être bien sûr que tout se passe bien pour les Musulmans, Le Musulman (ici le Calife) émet des avis quand à ce qu’il se semble reconnaitre.  
 
Quand Omar y arriva, il trouva une femme avec quelques enfants. Ces derniers pleuraient, et il y avait une bouilloire pleine d'eau sur le feu.  
 
Commentaire : A peine arrivé sur les lieux, Omar Ibn Al Khattab, s’encquiert de la situation.  
 
Il demanda: "Pourquoi est-ce que ces enfants pleurent ?"  
 
Commentaire : Il interroge les personnes présentes, non pas par curiosité, mais pour immédiatement se mettre au service de son prochain (vous ne serez croyant que lorsque vous aimerez pour autrui, ce que vous aimez pour vous-même). Omar n’est pas reparti en étant insensible à la situation.  
 
La femme répondit: "Parce qu’ils ont très faim." 
 
"Mais qu'y a t'il dans cette  bouilloire ?", demanda t'il. 
 
"De l'eau seulement", répliqua t'elle "afin de calmer les enfants afin qu'ils aillent se coucher en croyant que je suis entrain de leur préparer de la nourriture. Allah fera la différence entre Omar et moi le Jour du Jugement pour avoir négligé ma détresse."
 
Il dit en pleurant: "Qu'Allah ai pitié de toi ! Mais comment Omar peut-il connaître ta détresse ?"
 
Mais qu'y a t'il dans cette  bouilloire ?",  
 
 
 
Commentaire : Omar Ibn Al Khattab, se remet immédiatement en question, et se met à pleurer lorsqu’il écoute la femme lui demander des comptes. Aujourd’hui, lorsque le nécessiteux se plaind de celui qui possède, beaucoup leurs tournent le dos, pensant, qu’ils faillent se soumettre dans le verbe pour pouvoir obtenir un bout de pain. Les compagnons ont bien compris de quoi il en retournait, lorsqu’un plaignant était face à eux.  
 
Il ne lui a rien demandé sur sa vie, ni sur ce qu’elle pouvait faire ici en tant que femme seule et isolée dans la nuit. Il est venu lui porter secours, sans jamais lui poser de questions sur sa vie privée. Ceci est le véritable Islam, ceci est le comportement de nos exemples à suivre.  
 
 
Elle dit: "Comme il est notre Emir, il doit constamment s'informer de notre détresse." 
 
Commentaire : Chaque croyant est responsable de son frère.  
 
 
Omar retourna à la ville et se dirigea vers le trésor public. Là, il remplit un sac de farine, de dattes, et quelques vêtements, et prit aussi de l'argent.  
 
Commentaire : Lorsque tu vois ton frère et ta sœur dans le besoin, ne te dis pas en rentrant à la maison ou en parlant sur le net « j’ai vu un frère/une sœur, il (elle) m’a fait de la peine, je n’avais rien pour l’aider ». Non, retournes chez toi si tu n’as rien, et reviens immédiatement t’acquitter de ton devoir, en priant Allah pour qu’Il accepte ton action de bien.  
 
 
Quand le sac fut prêt, il dit à son esclave: "Maintenant, mets se sac sur mon dos, Aslam". 
 
Celui-ci répondit: "Non, je t'en prie O Commandeur des croyants ! Je porterai ce sac." 
 
Mais Omar refusa l'offre d’Aslam. 
 
Au contraire, il fit la réflexion suivante: "Quoi ? Porteras-tu mon fardeau le Jour du Jugement ? C'est moi qui dois transporter ce sac car c'est moi qui serai questionné dans l'au-delà au sujet de cette femme." 
 
Commentaire : Combien est grande et instructive cette leçon de responsabilité et du devoir de notre Calife bien guidé, Omar Ibn Al Khattab, qu’Allah t’agréé Ya Amir Al Mou’minine, amine.  
 
Aslam, avec quelques réticences, mit le sac sur le dos d’Omar, qui le transporta d'un pas rapide vers la femme. Son esclave le suivit de près. Omar mit un peu de farine et d'huile dans la bouilloire et commença à les remuer. Il souffla sur le feu pour l'activer. Aslam devait dire plus tard: "Je voyais la fumée passer par sa barbe épaisse." 
 
Après quelques temps, le potage fut prêt. Omar le servi lui-même à la famille. Quand la mère et les enfants eurent mangé, il leur donna ce qui restait pour leur prochain repas. Les enfants étaient heureux après le repas et commencèrent à jouer joyeusement. 
 
Leur mère, ravie de pouvoir repartir, fit cette remarque: "Qu'Allah te récompense pour ta bonté ! En fait, tu mérites de prendre la place du Calife !" 
 
Omar la consola et lui dit: "Quand tu me viendras voir le Calife, tu me trouveras là-bas."  
 
Commentaire : La discrétion dans l’action. A aucun moment il n’a dit qu’il était le Calife des croyants. Il a laissé sa bonne action dans le secret.  
 
Il s'assit un instant à un endroit tout proche et continua à regarder les enfants. Ensuite, il rentra à Médine. 
 
En route, il dit à son esclave: "Sais-tu pourquoi je suis resté là-bas Aslam ? Je les ai vu pleurer dans la détresse et j'ai voulu les voir rire et être heureux pendant un instant". 
(Hayat Assouhaba) 
 
 
Commentaire : LIl n’est pas parti avant de s’être assuré que la joie a remplacé la tristesse. Louanges à Allah qui a mis dans nos vies de si beaux exemples à suivre.  
 
 
Une femme seule, dans le désert, perdu avec ses enfants. Un homme (Le Calife en personne) est venu à son secours… pour lui porter assistance.  
 
Existe-t-il un seul chef d’Etat capable de sortir en toute discrétion la nuit et faire ceci ? Mais nous, en tant que Musulman, sortons nous dehors à la recherche de nos frères et sœurs pour leur porter assistance alors que nous le savons dans le besoin ?  
 
Omar Ibn Al Khattab l’a-t-il interrogé sur sa situation marital ?  
 
Omar Ibn Al Khattab s’est t’il interdit de l’aider sous prétexte que c’est une femme isolée dans la nuit, dans l’obscurité la plus totale ?  
 
Omar Ibn Al Khattab s’est t’il contenté de lui jeter un bout de pain et partir ?  
 
Omar Ibn Al Khattab ne l’a-t-il pas réconforté avec de la nourriture et affectivement ainsi que ses enfants ?  
 
Omar Ibn Al Khattab n’a-t-il pas cherché à s’excuser du fait qu’il n’était pas au courant de sa situation ?  
 
Omar Ibn Al Khattab l’a-t-il rejetté lorsque la femme s’est plaind à Allah de lui ou alors s’est t’il remis en question ?  
 
Et nous… et nous… et nous, où en sommes nous avec nous-même ?  
 
Connaissons-nous mieux l’Islam et comment pratiquer l’Islam que Omar Ibn Al Khattab ?  
 
Wa assalam alaykoum….

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Akhlâq - Bon comportement

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