Umm Ammara une lionne parmi les épouses des compagnons

Publié le 27 Février 2010

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L’affliction et la volonté.   
 
Blessure d’Umm Ammara 
 
 
 
 
Umm Ammara se convertit à l’Islam dès le début. Elle était parmi ceux qui firent serment d’allégeance au Prophète près de la ville de Mina.  
 
Rappelons, qu’à l’époque, les Musulmans étaient persécutés les Quraychites. Ceux-ci contrecarraient par tous les moyens le développement de l’Islam.  
 
Le Prophète dût, par conséquent, accomplir sa mission dans le secret. Les Médinois qui avaient l’habitude de venir à La Mecque pour un pèlerinage annuel embrassaient secrètement l’Islam dans un col de montagne près de Mina, de sorte que les Quraychites ne les voyaient pas.  
 
Umm Ammara était dans le troisième de ces groupes qui devaient venir de Médine. Elle participa à plusieurs  des batailles qui eurent lieu après l’immigration (hijra).  
 
A retenir : L’autorisation pour la femme de participer à l’aide des Musulmans en quittant sa demeure, à participer sur le champ de bataille. Qu’en est-il alors dans la vie de tous les jours ?  
Elle prit part aux batailles de :  
 
·  Ohod  
·   Houdhaybiya  
·   Khaibar  
·   Oumarat oul Kada  
·   Hounaïn  
·   Yamama  
 
 
A Ohod  
 
A la bataille d’Ohod, Umm Ammara avait 43 ans, ses deux fils et son mari y participèrent également.  
 
A retenir : La participation pour la cause d’Allah en famille. TOUTE la famille, la femme, épouse et mère, participe physiquement sur le terrain là où il y a nécessité.  
 
Au début de la bataille, les Musulmans avaient le dessus, mais par la suite, ce furent les ennemis qui prirent le dessus.  
 
Umm Ammara avait rejoint le Prophète, quand vague après vague, les troupes ennemies foncèrent à l’attaque pour le tuer. Elle avait une grande toile pleine de pansements attachée autour de sa taille. Elle s’occupait des blessés graves. Elle-même reçut douze blessures, dont une très grave.  
 
A retenir : Dans la nécessité, pour la cause de l’Islam, la femme a tout à fait le droit de se retrouver plongée aux milieux des hommes  
 
Umm Saïd raconte : « Je vis une très profonde blessure à l’épaule de Umm Ammara … Je lui demandais où l’avais t’elle eu ?  
 
Elle me répondit : « A Ohod, lorsque les gens s’enfuyaient de toutes parts dans la confusion. Je vis Ibn Komia qui s’avançait vers nous, hurlant :Où est Muhammad ? Qu’on me dise où il est entrain de se cacher !... Moussab Ibn Omaïr, quelques compagnons et moi-même l’interceptâmes. Il me fit cette profonde blessure à l’épaule. Moi aussi je l’attaquai, mais il eu le temps de s’enfuir. »  
 
Malgré plusieurs années de traitement, la blessure d’Umm Ammara, ne guérissait pas. Sa bravoure, son courage, sa dignité, son amour pour Allah, Son Prophète et Sa communauté (Umma), et surtout son devoir de Musulmane, lui ont permis par la grâce d’Allah de participer à au moins  5 batailles qui ont suivi Ohod.  
 
Entretemps, le Prophète avait décidé l’expédition de Hamra-oul- Assad. Umm Ammara se prépara pour participer à l’expédition également. Mais comme elle n’était toujours pas guérie de sa blessure, elle ne pu y participer. Cependant, elle participa à de nombreuses autres batailles, avec beaucoup d’héroïsme et courage.  
 
Après la mort du Prophète, elle prit part à la terrible bataille de Yamama contre les rénégats. Elle y perdit un bras et reçut onze blessures. Elle avait 43 ans à Ohod et 52 à Yamama.  
 
Même guéri, elle ne pouvait pas y participer. Quand le Prophète revint de l’expédition, il s’en alla directement chez Umm Ammara. Il fut très heureux de la voir en meilleur état.  
 
Elle dit: « En vérité à Ohod nous avons été fortement handicapé. L’ennemi avait une forte cavalerie, tandis que nous combattions à pied. La bataille aurait été plus franche si eux aussi combattait à pieds. Quand quelqu’un s’avançait à cheval pour m’attaquer, je recevais son épée sur mon bouclier, et quand il me dépassait, j’attaquais alors son cheval par derrière et coupait ses pattes. Ceci faisait tomber le cheval et le cavalier. Aussitôt, le Prophète appelait mon fils pour m’aider, et en rien de temps on tuait l’homme ».  
 
Son fils Abdullah Ibn Zaid raconte : « J’ai eu une blessure à mon bras gauche qui n’arrêtait pas de saigner ».  
 
Le Prophète dit à ma mère : « Mets y un bandage ».  
 
Ma mère prit alors un bandage et pensa mon bras.  
 
Elle dit ensuite : « Mon fils va combattre les idolâtres ».  
 
Le Prophète lui… regardait.  
 
Il dit : « O Umm Ammara, qui peut avoir un cœur comme le votre ? »  
 
Le Prophète priait pendant ce temps là pour Umm Ammara et sa famille.  
 
Umm Ammara dit : « J’étais debout avec le Prophète, quand une personne ennemie passa devant moi.  
 
Le Prophète me dit : « O Umm Ammara, c’est cet homme qui a blessé ton fils ! ».  
 
Je sautais sur lui et le frappait à la jambe. Il tomba, alors nous le terminâmes.  
 
Le Prophète sourit et dit : « Umm Ammara a vengé son fils ».  
 
Quand le Prophète était entrain de prier pour nous,  
 
« O Prophète, prie pour que je reste en ta compagnie au paradis ».  
 
Il me fit l’honneur de cette prière et après cela, je ne me souciais pas de ce qui pouvait m’arriver dans la vie. ».  
 
(Chapitre de l’affliction et la volonté, les enseignements de l’Islam, page n°532. Hayat Assahaba)

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Akhlâq - Bon comportement

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