Après cet exposé, il nous parait évident que la question de l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - est
un sujet définitivement résolu, car il tient de la nature même de l'homme et n'a pas besoin d'indices et de preuves. Mais, malgré cette évidence, nous allons indiquer des indices suffisants afin
d'ajouter plus de clarté et permettre de répondre à tout contestataire obstiné.
2) La Première Catégorie d'Indices prouvant l'existence d'Allah :
les Propos des Savants.
Toute chose dans l'univers est elle-même un indice parlant de l'existence d'Allah - Exalté
soit-Il - , de Ses nobles Attributs et de Ses Noms sublimes.
Un poète a dit : Il y a en toute chose un signe indiquant qu'Il est
l'Unique.
Un autre a dit : Regarde attentivement ce qui pousse de terre pour y voir,Les traces de I'oeuvre du Roi,Des sources d'eau argentée s'élevant (vers le
ciel), Et des fleurs tel de l'or pur, Se dressant sur des tiges
d'émeraude témoignant Que Dieu n'a aucun associé
1. On demanda à un Bédouin d'apporter un indice prouvant l'existence d'Allah - Exalté soit-Il -
. Il dit aussitôt : « La fiente indique la présence du chameau, le crottin indique celle de l'âne et ces traces de pas indiquent la marche. Que dire
alors d'un ciel avec des constellations, une terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues ! N'indiquent-ils pas l'existence du Créateur infiniment indulgent, L'Omniscient, Le
Tout-Puissant !? »
2. On raconte qu'un athée renia l'existence du Créateur en présence de Jà'far as-Sâdiq - qu'Allah l'agrée - . Alors Ja'far lui demanda: « As-tu jamais pris la mer ? - Si, répondit l'homme. -
As-tu vu ses abîmes terrifiants ? lui demanda-t-il. » Il dit : « Oui, un jour des vents terribles se déchaînèrent
brisant le navire et noyant les marins. Je me suis accroché moi-même à une planche. Finalement cette planche m'échappa et je me suis trouvé au milieu du remou des vagues qui me jetèrent sur l'a
côte. » Ja'far lui dit alors : « Tu as compté d'abord sur le navire et sur son capitaine, puis sur la planche dans l'espoir du salut. Une fois que tu as
perdu toutes ces choses, t'es-tu soumis à ton sort ou avais-tu gardé encore quelque espoir de salut ? » Il dit : « J'ai plutôt gardé l'espoir. »
Ja'far lui dit : « De qui espérais-tu ton salut ? » L'homme se tut ! Alors Ja'far lui dit: « Le Créateur est
précisément celui dont tu espérais ton salut, et c'est Lui qui t'a sauvé de la noyade ! »
C'est ainsi que cet homme se convertit à l'Islam grâce à lui.
3. Aboû Hanifa - qu'Allah l'agrée - menait un combat
sans merci contre les existentialistes (ad-dahriyoûn) . Ces derniers cherchaient par tous les moyens l'occasion de l'éliminer. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, un groupe de ces gens
l'attaquèrent avec des sabres pour l'assassiner.
Il leur dit : « Répondez d'abord à une question, puis faites de moi
ce que vous voulez ! - Quelle est ta question ? dirent-ils. » Il dit : « Que diriez-vous de quelqu'un qui vous dit : J'ai vu un navire lourdement chargé
de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans avoir un
capitaine pour le diriger ni un pilote rectifiant sa direction. Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation ? - C'est une chose inconcevable ! dirent-ils.
»
Aboû Hanîfa leur dit alors : « Yâ Soubhâna Allah ! - Gloire et
pureté à Allah ! - Si l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude en mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans Créateur ni
Conservateur malgré la diversité de ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées !? » Ils fondirent tous en larmes et lui dirent : « Tu as vraiment raison. » Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Allah repentants.
4. Un groupe de personnes demanda à l'imam ach-Châfi'î
- qu'Allah l'agrée - : « Qu'est-ce qui prouve l'existence d'Allah ? » Il dit : « la feuille du mûrier ! Son goût, sa
couleur, son odeur et sa nature sont-elles identiques à vos yeux ? - Oui , répondirent-ils. » Il dit : « Et cependant, le ver à soie la mange et il en
sort de la soie ! L'abeille en fait du miel ; l'ovin en sort la fiente ; les gazelles la mangent et le musc se forme dans leurs glandes. Qui donc a fait que ce que ces créatures produisent
diffère, alors que la nature de la feuille de mûrier est une ? » Sa démonstration leur plut et ils embrassèrent l'Islam grâce à lui. Ils étaient dix-sept.
5. La même question fût posée à l'imam Ahmad ibn Hanbal qui dit : « Voilà un rempart solide et lisse (la coquille de I'oeuf). Il n'a ni porte ni fenêtre. Sa face externe a l'aspect de l'argent et sa face interne a celui de l'or pur. Voilà
tout à coup que son mur se brise et il en sort un animal doté de l'ouïe et de la vue. Il a un bel aspect et une voix agréable (le poussin) ! »
3) Deuxième Catégories d'Indices prouvant
l'existence d'Allah : les Preuves Coraniques.
Allah - Exalté soit-Il - dit : « Certes il y a dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans les navires qui voguent en mer chargés
de précieuses denrées, en l'eau qu'Allah précipite des nuées pour revivifier le sol desséché, dans les êtres pullulant sur terre, dans les mouvements programmés des vents et dans les nuages
soumis entre ciel et terre, il y a dans tout cela des signes évidents pour ceux qui savent en déceler le sens ! »
inna fi khalqi alssamawati waal-ardi waikhtilafi allayli waalnnahari waalfoulki allati tajri fi albahri bima yanfa^ou alnnasa wama anzala allahou mina alssama-i min ma-in fa-ahya bihi al-arda ba^da mawtiha wabaththa fiha min koulli dabbatin watasrifi alrriyahi waalssahabi almousakhkhari bayna alssama-i waal-ardi
laayatin liqawmin ya^qilouna
Sourate 2, « La vache », verset
164.
Nous sommes vraiment devant plusieurs signes, et non un seul, prouvant l'existence d'Allah -
Exalté soit-Il - et indiquant l'excellence de Ses Attributs et Ses actes.
Ainsi le ciel qui se tient au-dessus de nos têtes, sans piliers, les étoiles qui tournent sur leurs
orbites, les planètes assemblées en ordre autour de leur soleil, et les lois régissant les attractions qui les lient, le trajet de chaque étoile sur sa propre orbite qu'elle ne quitte jamais,
l'appartenance de chaque corps céleste à la famille qui lui correspond et sa course à la vitesse qui lui convient...Tout cela évolue dans un espace dont l'étendue ne peut être conçue par
l'homme ; peu des secrets de l'univers lui ont été dévoilés, malgré tous les efforts qu'il n'a cessé de déployer pour les découvrir
!
L'homme a en effet dévoilé un certain nombre de ces secrets et en a tiré profit. Il a cependant
découvert l'étendue de son ignorance et la limite de sa science, face à l'immensité de l'univers. Il a compris que ce qu'il ignore est infiniment plus grand que ce qu'il
sait.
En vérité, Allah - Exalté soit-Il - dit la vérité, quand Il annonce ceci à l'homme:«
On ne vous a donné de la science que très peu ! »
"...wama outitoum mina
al^ilmi illa qalilan"
Sourate 17, « Le voyage nocturne », verset
85.
La planète Terre où nous vivons est remplie de signes tels : la terre ferme et la mer, la plaine et
la montagne, les torrents, les fleuves et les ruisseaux, l'atmosphère qui protège la terre, les nuages qui la couvrent, et les ondes qui l'entourent et qui emplissent tout l'univers... Il s'y
trouve toutes sortes de créatures : les hommes, les animaux, les végétaux, les insectes, les virus, les microbes, les levures, les poissons vivant sous l'eau et les oiseaux vivant dans les
airs.
Tout ces mondes se côtoient, et chacun a reçu ce qui lui convient selon une juste mesure et une
proportion minutieusement calculée comme le dit Allah - Exalté soit-Il - :« Et la terre
Nous l'étendîmes. Nous y plaçâmes des masses d'ancrage (les montagnes.) et Nous y flmes pousser toutes sortes de choses selon un équilibre bien défini. »
waja^alna lakoum fiha ma^ayicha waman lastoum lahou biraziqina
Sourate 15, « al-Hijr », verset
20.
Si l'homme prenait la peine de porter un regard réfléchi sur les signes parsemés dans le ciel, la
terre, les étoiles et les planètes, il tremblerait, très certainement, de tout son être devant la grandeur infinie d'Allah, et ne pourrait nullement s'empêcher de se soumettre humblement à la
Puissance indicible du Seigneur.
Cela est évident aussi dans l'alternance de la nuit et du jour selon un calcul minutieux. La nuit
s'allonge dans une certaine mesure et se raccourcit dans une autre, avec des variations qui interviennent au cours de l'année. Or, des millions d'années se sont écoulées sans que cet ordre ne
dévie de la valeur d'un cheveu !
Et les navires qui voguent sur les mers et les océans chargés de lourds fardeaux emmenant les hommes
où ils veulent et comme ils veulent. Une loi précise qu'ils doivent respecter, régit leurs rapports avec l'eau, sinon ils vont à leur perte en la
transgressant.
L'eau des océans, des mers, des rivières, et d'ailleurs s'évapore sous l'effet du soleil, il en
résulte des nuages. Des vents divers les conduisent à des endroits déterminés où le climat est propice à ce qu'il pleuve sur une terre préparée à recevoir la pluie. Des rivières ont pour rôle
d'acheminer cette eau à toutes les créatures vivantes et la vie s'y répand.
Allah - Exalté soit-Il - a donc bien raison de dire : « Nous avons fait à partir de l'eau toute chose vivante. Ne
croient-ils donc pas ? »
awa lam yara alladhina kafarou anna alssamawati waal-arda kanata ratqan fafataqnahouma waja^alna mina alma-i koulla chay-in hayyin afala you/minouna
Sourate 21, « Les prophètes », verset
30.
Allah - Exalté soit-Il - dit aussi : « Nous lançâmes les vents comme facteurs de fécondation et Nous flmes descendre du ciel une eau dont Nous vous avons abreuvés et dont vous ne
détenez pas les réserves. »
wa-arsalna alrriyaha
lawaqiha fa-anzalna mina alssama-i ma-an fa-asqaynakoumouhou wama antoum lahou bikhazinina
Sourate 15, « al-Hijr », verset
22.
Ainsi, cet exposé prouve l'existence d'un Auteur Suprême, Sage, Savant et Capable. Aucun homme sensé
ne peut affirmer le contraire. C'est pour cela que le verset se termine par cette Parole convaincante d'Allah :« Ce sont là des signes pour des gens doués de raison. »
"...inna fi dhalika laayatan liqawmin yatafakkarouna"
Sourate 16 Les abeilles (An-Nahl). Verset
11.
Pour des arguments supplémentaires, et mieux saisir cette sagesse infinie avec laquelle Allah -
Exalté soit-Il - a préconçu la création des cieux, de la terre, de ce qu'ils renferment en eux, entre eux et autour d'eux, lisons les vérités scientifiques mentionnées par le professeur Sa'îd
Hawwâ dans son livre : Dieu ( Gloire à Sa Grandeur ), où il écrit entre autres :
1. Si l'écorce terrestre était plus épaisse qu'elle ne l'est de la valeur de quelques pieds, elle
aurait absorbé tout le gaz carbonique et l'oxygène de l'atmosphère et la vie sur terre serait devenue
impossible.
2. Si l'épaisseur de l'atmosphère était inférieure à ce qu'elle est, les météores qui se consument
tous les jours par millions dans la couche externe de l'atmosphère frapperaient toutes les parties de la sphère terrestre et brûleraient toute matière
combustible.
3. Si le soleil n'avait que la moitié de son rayonnement actuel nous serions gelés ; et si son
rayonnement augmentait de moitié, nous serions depuis longtemps réduits en cendre.
4. Si la distance entre la lune et la terre était de vingt mille kilomètres au lieu de sa distance
actuelle, les marées seraient si fortes que la terre serait entièrement submergée deux fois par jour par des flots capables d'éliminer les montagnes
elles-mêmes.
5. Si le taux d'oxygène dans l'atmosphère était de 50% au lieu de 21 %, tout ce qui se peut se
consumer dans l'univers serait menacé d'inflammation, à tel point qu'il suffirait qu'une seule étincelle d'un éclair frappe un arbre pour brûler immanquablement toute une
forêt.
6. Si le taux d'oxygène n'était que de 10%, la civilisation humaine n'aurait pas pu atteindre son
niveau actuel.
7. Sans la pluie, la terre serait réduite à un désert sans vie. Sans les vents, les mers et les
océans, la vie deviendrait impossible. Si l'évaporation de l'eau n'était pas différente de l'évaporation du sel, il n'y aurait pas de vie. Si la vapeur d'eau n'était pas moins dense que l'air,
il n'y aurait plus de vie.
8. Si, dans l'atome, les électrons étaient collés aux protons et si les atomes étaient collés les uns
aux autres au point d'annuler les espaces qui les séparent, le globe terrestre aurait le volume d'un oeuf. Où pourraient alors se trouver l'homme et les autres êtres vivants
?
9. Si les éléments ne se combinaient pas les uns avec les autres, il deviendrait impossible de
trouver de la terre, de l'eau, des arbres, des animaux et des végétaux.
10. Sans les montagnes, la terre serait partie en éclats et n'aurait pas eu cette écorce terrestre
propice à la vie.
Dis-moi donc, par Allah, si tout cela est le produit d'une balance, d'une sagesse, d'une conception
et d'une science universelle, ou est-ce le fruit du hasard, et qui a évolué par hasard et perdure par la force du hasard ?! Allah est infiniment au-dessus de ce que disent les menteurs. Allah -
Exalté soit-Il - dit :« Que l'homme regarde donc de quoi il a été créé. Il a été créé d'une eau
jaillissante. Elle sort d'entre les lombes et les côtes. »
falyandhouri al-insanou
mimma khouliqa
khouliqa min ma-in dafiqin
yakhroujou min bayni alssoulbi waalttara-ibi
Sourate 86 « L'astre nocturne », versets
5-7.
Allah - Exalté soit-Il - dit aussi : « Nous avons effectivement créé l'homme à partir d'une lignée extraite de l'argile. Puis Nous en fîmes un peu de liquide (spermatique) dans un
lieu de fixation solidement implanté. Puis Nous fîmes du liquide une adhérence, Nous fîmes de l'adhérence un embryon ; puis, de cet embryon nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de
chair, puis Nous en fîmes une autre créature (par l'insufflation de la vie). Béni soit Allah, Le meilleur des créateurs ! »
walaqad khalaqna al-insana min soulalatin min tinin
thoumma ja^alnahou noutfatan fi qararin makinin
thoumma khalaqna alnnoutfata ^alaqatan fakhalaqna al^alaqata moudghatan fakhalaqna almoudghata ^idhaman fakasawna al^idhama lahman thoumma ancha/nahou khalqan akhara fatabaraka allahou ahsanou alkhaliqina
Sourate 23 « Les croyants », versets
12-14.
Allah - Exalté soit-Il - dit encore : « Il y a aussi des signes en vous-mêmes, n'avez-vous donc pas des yeux pour voir ?
»
wafi anfousikoum afala toubsirouna
Sourate 51 « Qui dispersent », verset
21.
La réflexion sur le contenu de ces versets, comme l'un des indices prouvant l'Existence d'Allah -
Exalté soit-Il - , Puissant, Savant, Omnipotent et Sage, ne nécessite pas un grand effort, car ce qu'on a cité au sujet des phases progressives de la création de l'homme est une chose désormais
bien établie par la science moderne, bien qu'ayant été forrnulée il y a déjà quatorze siècles ! Cela est la preuve du caractère miraculeux du Coran. Cela montre aussi que ce Coran provient d'un
Seigneur existant et parfait !
L'étude de l'homme et des merveilles que comporte sa formation a toujours été le but de la recherche
des spécialistes en la matière. La constitution de l'homme a toujours été la source de leur étonnement, si bien, qu'après de longues études, le docteur américain Alexis Karel, en collaboration
avec d'éminents médecins et collaborateurs, écrivit son fameux livre L'homme, cet inconnu. Toute cette recherche concernait l'homme. Il a finalement affirmé que plusieurs zones de l'être humain
étaient encore du domaine de l'inconnu. Parmi les choses étonnantes qu'il a citées au sujet de la constitution de l'homme, l'auteur dit
:
« Le sang est un tissu, comme tous les autres tissus. Il se compose d'environ 30.000 milliards de
globules rouges, et de 50 milliards de globules blancs. Mais ces cellules ne sont pas, comme celles des autres tissus, immobilisées par une charpente. Elles sont suspendues dans un liquide
visqueux, le plasma. Le sang est un tissu mouvant, qui s'insinue dans toutes les parties du corps. Il porte à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin. En même temps, il sert d'égout
collecteur aux produits de déchet de la vie tissulaire. Mais il contient aussi des substances chimiques et des cellules capables d'opérer des reconstructions organiques dans les régions du
corps où elles sont nécessaires. »
Il dit à propos de la peau de l'homme : « La peau et ses
dépendances jouent, à notre égard, le rôle d'un attentif gardien. Elles laissent entrer en nous certaines des choses des mondes physiques et psychologiques, et excluent les autres. Elles sont
la porte toujours ouverte, et néanmoins surveillée, de notre système nerveux central. Il faut les considérer comme un aspect très important de nous-mêmes.
»
Il dit encore : « Notre surface intérieure est beaucoup plus grande
que celle de la peau. L'étendue couverte par les cellules aplaties des alvéoles pulmonaires est immense. Elle est approximativement égale à un rectangle de cinquante mètres de longueur et de
dix mètres de largeur. »
Citons maintenant l’un des plus grands savants des Etats-Unis d’Amérique qui occupa un certain temps
le poste de Président du Conseil Scientifique Américain. Il a démontré que la science moderne prouve l’existence de Dieu et mène inéluctablement à croire en Son Existence et en Son unicité. Il
a intitulé son livre L’homme ne se maintient pas tout seul. Nous allons mentionner quelques-unes de ses affirmations. La fonction digestive de l’estomac est, selon lui, la plus grande usine du
monde.
Il dit : « L’estomac reçoit tout ce que l’on ingère
comme aliments et boissons divers, composés de leurs différents nutriments. Le fonctionnement de cette merveilleuse usine nous rend perplexe ! C’est dans l’estomac que toutes ces
substances sont décomposées et ramenées à leurs composants chimiques primaires. Une fois purifiés, ces composants sont assemblés de nouveau pour former des produits servant à l’alimentation des
différentes cellules, de sorte que toutes les substances vitales indispensables soient dans des proportions déterminées et soient prêtes à faire face à tous les besoins. Ces substances sont
sans cesse fournies à chacune des cellules de l’organisme dont le nombre dépasse celui de tout le genre humain ! Cet apport à chaque cellule particulière doit être continu. Il ne doit
comporter que les produits dont cette cellule particulière à besoin, afin de former les os, les ongles, la chair, les cheveux, les yeux, les dents, ou tout ce qui constitue l’organisme, quelle
qu’en soit la taille.
Nous sommes donc en présence d'une usine chimique fabriquant plus de produits que n'importe qu'elle usine
conçue par l'intelligence de l'homme. Et nous voici devant un réseau de communication plus dense que tous les systèmes de transport et de distribution que le monde ait jamais connu. Toutes ces
opérations se réalisent sans encombrement et dans l'ordre le plus parfait.»
Si toutes ces opérations extraordinaires se font dans un tel ordre parfait, peut-on parler, dès lors,
de hasard aveugle ? L'ordre ne s'oppose-t-il pas par principe à l'idée même du hasard ! En vérité, tout cela est I'oeuvre d'un Créateur Novateur et
Sage.
Observons maintenant le cristallin de l’oeil qui permet de voir. Il projette une image sur la rétine.
Des fibres permettent aux faces du cristallin de devenir plus ou moins courbées pour avoir une vision nette (c’est l’accommodation). La rétine se compose de dix couches séparées, alors qu’elles
ne dépassent pas dans leur ensemble l’épaisseur d’une fine feuille. La couche la plus interne se compose de bâtonnets et de cônes atteignant des millions. Ce nombre important de composants,
toutes ces structures se rapportant à l’œil et a ses différents constitutifs, travaillent dans une synchronisation et un ordre parfait en un temps précis, c’est ce qui permet la vue.
Est-ce I'oeuvre du hasard, ou est-ce I'oeuvre humaine ? Point du tout ! C'est I'oeuvre du Dieu unique
pour Qui rien n'est impossible !
Voyons maintenant le globe terrestre comprenant la terre et les océans comment il fut conçu de façon
convenable. Si les océans étaient plus profonds de quelques milliers de pieds, nous n’aurions ni oxygène ni végétation. Quand à la terre, elle accomplit un tour sur elle-même en un jour et une
nuit. Si cela durait moins de vingt quatre-heure, la vie ne pourrait plus exister.
Ainsi, nous voyons qu'en observant les merveilles de la nature et de l'univers dans ses divers
domaines et en les examinant en profondeur, on a la preuve qu'il y a là un plan préconçu et une finalité, et que ce plan est entièrement exécuté conformément à la volonté du
Créateur.
A la lumière de tout cela, notre esprit doit reconnaitre ses limites et son incapacité à atteindre
les immensités de l'Infini. Nous n'avons d'autre choix que de reconnaitre et de croire en l'existence du Créateur ordonnateur de toutes choses, y compris des atomes, des planètes et des corps
célestes.
Le sage professeur, Cheikh Tantâwî Jawhari, dit dans son
commentaire du Coran intitulé Les Vérités essentielles tome 2, p. 46, concernant la constitution extraordinaire de l'homme : « Je me demande quelle ingénierie,
quel plan et quels critères de mesure se trouvent dans l'utérus pour qu'il respecte les mensurations nécessaires à chaque phase de l'évolution du foetus, et pour que les organes de l'être
humain et ses appareils sensoriels soient organisés selon un ordre parfait :
1. Ainsi la taille de l'homme est égale à huit fois la longueur d'un empan de sa propre main. Entre sa
rotule et son talon il y a deux empans, de ses genoux à ses hanches il y a deux empans, entre ses hanches et la face supérieure de son coeur, il y a deux empans. Entre la face supérieure du
coeur et la raie de ses cheveux, il y a deux empans. Tout cela selon des mesures et des proportions égales, de même que sont égales les mesures des doigts de la main et des orteils
!
2. Si l'homme étend ses deux bras à droite et à gauche, à l'exemple d'un oiseau qui déploie ses ailes, la
distance entre l'extrémité de ses doigts de la main droite jusqu'à celle des doigts de sa main gauche, est égale à huit empans, la moitié de cette longueur se situe au niveau de ses clavicules,
le quart se situe au niveau de son coude !
3. S'il lève les bras au-dessus de sa tête, la distance entre l'extrémité de ses doigts et ses talons, est
de dix empans, à savoir l'équivalent de sa taille plus un quart !
4. La longueur de son visage, de la limite de son cuir chevelu à la pointe de son menton, équivaut à son
propre empan et 1/8 d'empan !
5. la distance entre ses deux oreilles, est d'un empan un quart
!
6. L'orbite de chacun de ses yeux mesure le huitième de son propre empan
!
7. Son auriculaire et son pouce ont la même longueur !
»
Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses mensurations étonnantes du corps humain, quand il est bien
formé.
Et Allah - Exalté soit-Il - dit avec raison : « Ô Homme ! Qu'est-ce qui t'a donc induit en erreur au sujet de ton Seigneur Qui t'a créé, puis t'a modelé selon les proportions les plus
harmonieuses ? En quelle belle image Il a bien voulu te monter ! »
ya ayyouha al-insanou
ma gharraka birabbika alkarimi
alladhi khalaqaka fasawwaka fa^adalaka
fi ayyi souratin
ma cha-a rakkabaka
Sourate 82, « Le ciel qui s'entrouve », versets
6-8.
Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :« Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard.
Y vois-tu une brèche quelconque ? »
alladhi khalaqa sab^a samawatin tibaqan ma tara fi khalqi alrrahmani min tafawoutin fairji^i albasara hal tara min foutourin
Sourate 67, « La royauté », verset
3.
Le docteur Moustafâ Mahmoûd dit, en parlant du cerveau humain
:
« Le cerveau est une gigantesque centrale. Il contient cent mille millions de fibres nerveuses venant
des différents endroits de l'organisme. Le seul nerf optique contient un million de fibres nerveuses provenant de l'oeil ; dès lors, on peut imaginer quel sera le nombre de fibres comprises
dans les autres nerfs... Toutes ces fibres se rencontrent dans le cerveau qui se charge d'analyser leurs messages et d'y répondre d'une façon étonnante et par des actes instantanés
!
En plus de ces fibres, on trouve des millions d'autres fibres qui assurent la connexion dans le
cerveau lui-même entre les diverses zones de décision, et où le cerveau joue un autre rôle, à savoir celui de la réflexion en plus des réactions en réponse aux différents
signaux.
Quant aux organes sensitifs, à chacun d'eux correspond une zone bien déterminée dans le cerveau, et des
centres plus petits qui leur sont apparentés :
- Le centre de la vue se trouve à l'arrière du cerveau (lobe
occipital).
- Les centres du toucher et de l'ouïe se trouvent au niveau du
lobe temporal.
- Les centres moteurs se situent au niveau du lobe
frontal.
- Les centres de l'équilibre se trouvent en arrière du cerveau
dans des petits glomérules spéciaux formant le cervelet. - Les centres respiratoires et cardiaques se trouvent au niveau du bulbe au-dessus de la moelle épinière (au-dessous du 4eme
ventricule).
- Quant à la pensée, l'imagination, la mémoire, la perception de
l'avenir, la sensation de l'existence, la conception des choses, la volonté et la planification, elles forment un grand rassemblement nerveux spécial (lobe frontal), dont nulle créature n'a son
pareil.
C'est ainsi que toute activité a son centre particulier y compris l'affection, l'instinct, la sexualité, la
douleur, la jouissance et le sommeil. Dans chaque centre, des millions de cellules veillent comme des fonctionnaires de la sécurité et sont en état d'alerte continue pour répondre à la moindre
impulsion nerveuse.
A chaque moment affluent des millions de signaux et de messages nerveux provenant de l'épiderme, de l'oeil,
de l'oreille, du nez, des organes internes, du coeur, des vaisseaux sanguins, du foie, des poumons, de tout endroit quelconque du corps et portant au cerveau des renseignements et des
avertissements. Et ce, en plus des fibres de connexion internes dans le cerveau unissant les différents centres. Ce sont ces voies d'association qui établissent les connexions indispensables
entre ces divers centres.
Instantanément, les fibres nerveuses partant du cerveau portent les influx nerveux déclenchés par ces
avertissements qui se traduisent par l'ordre aux muscles de bouger ou, aux diverses glandes de sécréter leurs substances, et par des indications données à chaque organe pour qu'il adopte une
ligne de conduite déterminée. Toutes ces activités complexes représentent le rôle déterminant du cerveau.
»
Cela n'est-il pas contenu dans les paroles d'Allah - Exalté soit-Il -
.
Il dit :« Notre Seigneur, dit Moïse, est Celui qui donna à toute créature sa propre nature puis a montré la bonne voie. »
qala rabbouna alladhi
a^ta koulla chay-in khalqahou thoumma hada
Sourate 20, « Tâhâ », verset
50.
Est-il possible que tout cela soit autre chose que I'oeuvre Du Très Sage (al-Hakîm) et du Très
Instruit (al-Khabir) ?
Allah - Exalté soit-Il - dit : « Telle est l'oeuvre d'Allah qui a tout fâçonné à la perfection. Il est parfaitement au courant de ce que vous faites.
»
watara aljibala tahsabouha jamidatan wahiya tamourrou marra alssahabi soun^a allahi alladhi atqana koulla chay-in innahou khabiroun bima
taf^alouna
Sourate 27, « Les fourmis », verset
88.
Si nous poursuivions ce discours concernant les merveilles de l'organisme humain depuis sa conception
jusqu'à ce qu'il ateigne son terme, puis qu'il naisse, puis qu'il passe par les différents stades de développement progressifs ; et si nous énumérions tout ce qu'Allah a mis à sa disposition
pour sa survie comme nourritures, boissons, air et climats, ainsi que la prééminence qu'Il lui accordé entre toutes les créatures, cela exigerait de nombreux
volumes.
Si l'on faisait l'inventaire des sujets traités par les sciences humaines, on les trouverait
extrêmement nombreux. Chacune de ces sciences essaie avec acharnement de comprendre l'homme, ses besoins, sa moralité, sa psychologie, ses prédispositions sociales et politiques, ses guerres,
ses paix, ses maladies, sa médication, etc.
Cependant, l'homme ne suffit-il pas à lui seul pour confirmer l'existence d'un Créateur infiniment
Sage, Savant et Ordonnateur de toute chose ?
Très certainement ! Et c'est pour cette raison, que les Musulmans se sont libérés du fardeau du doute
et de l'hésitation une fois que la Vérité leur est apparue clairement, et que les jalons de leur chemin leur ont été indiqués. Ils proclamèrent : « Notre Seigneur est Allah ! » puis ils
adoptèrent la voie de la rectitude et furent, grâce à cela, les gens les plus heureux. Ils eurent le meilleur caractère, accomplirent les meilleures actions, eurent la conscience la plus pure
et furent sur le chemin le plus droit.
Allah - Exalté soit-Il - dit à leur sujet : « Il en est ainsi parce que ceux qui ont mécru ont suivi le Faux et que ceux qui ont cru ont suivi la Vérité émanant de leur Seigneur. C'est
ainsi qu'Allah propose leurs exemples aux gens. »
dhalika bi-anna alladhina kafarou ittaba^ou albatila wa-anna alladhina amanou ittaba^ou alhaqqa min rabbihim kadhalika yadribou allahou lilnnasi amthalahoum
Sourate 47, « Mohammad », verset
3.
Allah - Exalté soit-Il - dit aussi : « Nulle bête marchent sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté. Nous n'avons rien omis d'écrire dans le
Livre. Puis, c'est vers leur Seigneur qu'ils seront ramenés. »
wama min dabbatin fi
al-ardi wala ta-irin yatirou bijanahayhi illa oumamoun amthaloukoum ma farratna fi alkitabi min chay-in thoumma ila rabbihim youhcharouna
Sourate 6, « Les bestiaux », verset
38.
Allah - Exalté soit-Il - dit encore : « Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe à Allah qui connaît son gîte et son dépòt; tout est dans un Livre
explicite.»
wama min dabbatin fi al-ardi illa ^ala allahi rizqouha waya^lamou moustaqarraha
wamoustawda^aha koulloun fi kitabin
moubinin
Sourate 11, « Houd », verset
6.
Le Seigneur dit aussi :« Allah créa d'eau tout ce qui bouge sur terre. Il y en a qui marchent sur le ventre, il y en a qui marchent sur deux pattes et il y en a qui
marchent sur quatre. Allah crée ce qu'Il veut. Allah est, certes, capable de toute chose. »
waallahou khalaqa koulla dabbatin min ma-in faminhoum man
yamchi ^ala batnihi waminhoum man
yamchi ^ala rijlayni waminhoum man yamchi
^ala arba^in yakhlouqou allahou ma
yachaou inna allaha ^ala koulli chay-in
qadiroun
Sourate 24, « La lumière », verset
45.
Si nous examinions soigneusement le monde des animaux, des oiseaux et des insectes, nous y
trouverions des merveilles que l'homme est incapable d'expliquer. Il ne peut que dire en les voyant : « Gloire et pureté à Celui qui a tout créé à la perfection, qui a prédestiné et montré la
bonne voie et qui a pourvu chaque être de tout ce qu'il lui faut pour vivre, pour se défendre, pour attaquer son ennemi, pour se procurer sa subsistance et pour s'organiser selon le milieu et
les conditions où il se meut ! »
Nous allons illustrer ce discours par quelques-unes des affirmations du Cheikh Tantâwî Jawharî dans
son Commentaire du Coran, Les vérités essentielles. Nous nous contenterons de rapporter en partie ce qui en est
subtil.