Yanzilou Rabbouna ila s-samaa'i d-dounya
Publié le 13 Juin 2009
Yanzilou Rabbouna ila s-samaa’i d-dounya
1. al-Hafidh Ibn Hajar al-Asqalani explique comment comprendre Hadith an-Nouzoul
L’imam Ibn Hajar al-Asqalani , en expliquant une des
versions du hadith appelé hadith an-Nouzoul (et qui donnerait l’impression de Dieu descend du ciel toutes les nuits) de Prophète Mouhammad sallallaahou
‘alyhi wa sallam, dans son livre Fath al-Bari, volume 3, page 23 (vous trouverez ci-dessus les pages 22 et 24 uniquement pour le contexte, mais la phrase
se trouve page 23):
“Quant à sa parole “Yanzilou Rabbouna ‘ila s-Samaa’i d-Dounya“, les anthropomorphistes (mouchabbihah)
se sont basés dessus pour confirmer une direction à Allah et ils disent que c’est la direction du dessus (al-oulouww) et cela a été renié par la majorité
des savants (al-joumhour), parce que parler ainsi revient à limiter Dieu, qui est exempt de cela. Puis les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoul : certains l’ont pris selon le sens apparent et en réalité, ce sont les anthropomorphistes (al-Mouchabbihah), et Allah est exempt de ce qu’ils disent.
Certains ont carrément nié la véracité de tous les
textes parvenus dans ce textes, ceux-là sont les Khawarij et les Mou’tazilah et ceux-là sont vraiment étonnants parce que d’un côté ils interprètent ce qui est parvenu dans le Qour’an qui est du
même ordre, et d’un côté ils renient ce qui est parvenu du hadith soit par ignorance, soit par entêtement.
Certains sont passés sur ces textes comme ils ont été
révélés en y croyant dans leur globalité et en exemptant Allah du comment des anthropomorphistes, et ceux-là sont la majorité des savants du Salaf et [d'ailleurs] al-Bayhaqi ainsi que d’autres
ont rapporté des quatre imams, des deux Soufyan, des deux Hammad, de al-Awzai, de al-Layth, et d’autres, qu’ils ont interprété ce texte selon ce qui est digne de Allah et qui est utilisé dans la
langue des Arabes.
Certains autres sont allés tellement loin dans
l’interprétation que cela revenait à une sorte de distorsion. Certains autres ont fait la différence entre ce qui est une interprétation “proche” c’est-à-dire utilisée dans la langue des Arabes, et ce qui serait éloigné, et par conséquent, ils ont interprété dans certains cas et ils ont fait le
tafwid [laisser le sens à Allah] dans certains cas, et cela a été rapporté de
l’imam Malik .
Il a été confirmé par Ibn Daqiq al-Id, de parmi les
savants de la nouvelle génération, que al-Bayhaqi a dit que la plus saine [de toutes ces voies] et d’y croire sans comment et de passer sous silence ce qui est visé.”
2.Imam
an-Nawawi
A écrit un commentaire du recueil de hadith de l’Imam
Mouslim. Lorsqu’il en vient au chapitre de la prière, et qu’il doit expliquer le hadith dont le sens apparent est que Dieu descendrait au troisième tiers de la nuit, et qui commence par
“Yanzilou Rabbouna ila s-samaa’i d-dounya”, il dit:
Ce hadith fait partie des hadiths qui traitent des
attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madhhab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées dans le livre au sujet de la Foi [cad la chapitre de la
Foi dans le recueil de hadith de Mouslim], et le résumé en est: l’un de ces madhhabs est: le madh-hab de la plupart des Salaf, et de quelques-uns des moutakallimoun [c'est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques, en fonction de ce qui
convient à Dieu, et que leur sens apparent (dhahiriha) que nous connaissons n’est pas le sens visé, et évitant de
parler de son interprétation, avec la conviction que Dieu est exempt des attributs des créations, et entièrement exempt du
mouvement, du déplacement, et du reste des autres états de la création.
La seconde voie est le madh-hab de la plupart des
moutakallimoun et d’une partie du Salaf, et qui est rapportée de Malik, et d’al-Awza’i: cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est
digne de ALLAH. Ils l’ont fait et ils ont interprété ce hadith avec deux explications: l’une d’entre elles est un ta’wil
par Malik ibn Anas et d’autres, qui a dit: ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui
descendent, comme on peut dire: “le sultan a fait ceci” alors que cela a été fait effectivement par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement]“. Le deuxième type
d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que le sens serait que ceux qui invoquent seront acceptés, et qu’ils seront exaucés et recevront des “bonnes choses”
(al-lotf).