Le bon conseil
Publié le 24 Juillet 2009
Le bon
conseil
Voici deux exemples de la sagesse et la miséricorde
prophétiques :
* Un jour , alors que le prophète Sidna Mohammed (sur lui la paix) était assis avec ses compagnons
dans sa mosquée, un bédouin mal vêtu vint uriner dans la mosquée sans se soucier de personne et sans aucune gêne apparente ...Les compagnons, en colère contre ce geste qui représente une offense évidente au sacrée , dressèrent leurs épées et demandèrent la permission au
prophète(sur lui la paix) pour tuer le bédouin. Le prophète (sur lui la paix) dit alors : « Non ! Laissez l'homme terminer son urine d'abord, puis versez de l'eau
après... » Le prophète (sur lui la paix) alla lui même verser de l'eau sur l'urine du bédouin.. Celui ci pris de stupeur de l'attitude du prophète (sur lui la
paix), sa miséricorde et sa tolérance, dit alors : « Ô Allah, soit
miséricordieux envers moi et Mohammed et éloigne les autres de ta miséricorde ! » Le prophète (sur lui la paix) réplique en souriant :
« Quand tu demandes à Allah la miséricorde,
généralise et demande la pour tout le monde... »
* Sidna AlHasan et Sidna AlHoçaїn les frères jumeaux, fils de Sidna Ali gendre et cousin du prophète
(sur lui la paix) , virent un jour à la porte de la mosquée un vieillard qui faisait très mal ses ablutions et perturbait les passants et les fidèles. Ils s'approchèrent alors de
lui et avec une douceur et une politesse fines ils lui disent : « Ô
monsieur, on souhaiterait que vous jugiez lequel de nous deux, mon frère ou moi, fait le mieux ses ablutions ? ». L'homme répondit oui, et aussitôt Sidna AlHasan
et Sidna AlHoçaїn commencèrent leur ablution. Ils le firent avec une telle perfection et une parfaite similitude que l'homme resta surpris un moment, puis il compris le message si délicatement
passé et dit : « il faudra bien que je me
corrige... »
Le bon conseil doit se faire ainsi dans un esprit de sagesse et de morale constructive et instructive sans
essayer de détruire l'autre, le blesser, ou le juger...
* "Le non-jugement entre les frères est destiné à préserver l'amour que nous avons
les uns pour les autres, car le jugement altère l'amour dans les cœurs. Dans notre comportement, il faut éviter les vexations et les plaisanteries excessives qui occasionnent un jugement ou
peuvent blesser, ceci pour conserver l'amour entre les frères car c'est cet amour qui nous porte."
* "Ne parlez pas des défauts des frères, n'insistez pas dessus. Tu vois
un défaut chez autrui parce que ce défaut est aussi en toi..."
* "De la grande importance du mahabba, de l'amour entre les frères, tient le fait de ne pas critiquer les
frères si on constate chez eux un comportement répréhensible, mais il s'agit au contraire de faire preuve de beaucoup de compassion. Dans le cas contraire, si on émet des critiques et des
jugements, on risque d'altérer le "madad" ( la relation spirituelle ) entre le Sheikh et le disciple. Au contraire, il faut essayer de magnifier l'autre. De toute façon, nous n'avons pas trop
de toute une vie pour essayer de corriger nos défauts, alors ne nous focalisons pas sur ceux des autres. "
* "Celui qui est régulier dans sa pratique ne peut pas éprouver une quelconque haine ou un ressentiment envers
un autre frère. "
* "Importance de la cohésion d'un groupe, d'un amour réel des frères entre eux, d'une union des cœurs vers le
Seigneur."
· Le Dhikr
- N'abondonne pas l'invocation (dhikr) pour la raison que pendant que ta langue mentionne Dieu ton coeur n'est pas présent.
En effet, plus grave serait l'absence complète de la mention de Dieu que sa mention sans participation du cœur. Peut-être Dieu t'élèvera -t-il de cette mention distraite à la mention avec
concentration ; puis à la mention avec présence du cœur ; enfin à la mention avec absence de tout ce qui n'est pas le Mentionné. "Et cela n'est guère difficile pour Dieu". (Coran XIV,20)
· Le
Compagnonnage
-Ne prend pas pour compagnon celui dont l'état ne te stimule pas et dont les paroles ne te montrent pas
Dieu.
-Gloire à celui qui ne guide (certains aspirants) vers ses amis (Waliy ou saints), que parce que ceux-ci sont les guides vers lui ,
et qui ne fait parvenir jusqu'à eux que celui qu'il veut faire arriver jusqu'à lui..
· La pureté de
l'intention
-Les actes sont des formes mortes dont l'esprit est la pureté de l'intention qui se trouve en eux.
· Le jugement, le destin, la clairvoyance
-Observer les défauts cachés en toi, vaut mieux pour toi qu'épier les mystères qui te sont voilés.
-C'est signe que l'on compte sur ses propres oeuvres que d'espérer moins(de la miséricorde divine) lors d'un faux-pas.
-Les aspirations spirituelles antécédentes ne percent pas les murailles du destin.
· L'espoir en Allah, la
liberté
-L'effort que tu déploies pour obtenir ce qui t'est garanti,, et ta négligence à t'acquitter de ce qui t'est demandé montrent
l'obscurcissement de ta clairvoyance.
-Il n'est pas de faute légère en face de la justice de Dieu; il n'en est pas de grande en face de Sa grâce.
-Nulle bonne oeuvre n'as plus d'espoir d'être agréée de Dieu que celle que tu oublies et dont tu fais peu de
cas.
-Il t'envoie l'inspiration pour te sortir de la prison de ton être vers le libre espace de la contemplation de Dieu.
-Tu es libre à l'égard de ce dont tu désespères, tu es l'esclave de ce que tu désires
· Le cœur
pure
-La prière rituelle (çalâh) purifie les cœurs ; elle ouvre la porte des mystères.
-Les lumières sont les montures des cœurs et des consciences intimes (asrâr).
· la faveur de
Dieu
-Ne te réjouit pas d'une bonne oeuvre pour la raison qu'elle émane de toi; mais réjouis-toi de ta bonne action pour la raison qu'elle résulte
de la faveur que Dieu t'a accordée." Dis:De la faveur
de Dieu , de Sa grâce , que de tout cela se réjouissent (les hommes):cela vaut mieux que ce qu'ils amassent" (Coran
X,59).
· L'avilissement de
l'âme
-L'avilissement de l'âme est un arbre qui a pour semence la cupidité.
-C'est signe que l'on suit son caprice que de s'empresser d'accomplir des actes pieux surérogatoires et d'éprouver de l'ennui à
exécuter les actes obligatoires.
· La remise confiante en Dieu
-L'étourdi songe, le matin, à ce qu'il fera (dans la journée); l'homme raisonnable pense à ce que Dieu fera de
lui.
http://oussoul.xooit.fr/t357-Le-bon-conseil.htm#p510
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