Hadith sur la Valeur de la science
Publié le 16 Juillet 2009
Hadith sur la Valeur de la
science
Abû al-Ma`âlî 'Abd ar-Rahmân, suivant une chaîne de garants remontant à Kamîl. Ibn Ziyâd, a dit :
« Ibn Abî Tàlib - que Dieu l'agrée - prit ma main et m'amena dans un endroit désert.
Au point du jour, il se mit à pousser de profonds soupirs. Il me dit :
- Ô Kamîl Ibn Ziyâd ! Les cœurs sont des récipients. Le meilleur est le plus avisé. Apprends de moi ce que je vais te dire : il y a trois sortes d'hommes : un enseignant
docte, un élève qui s'instruit pour assurer son salut, et la lie de la société qui, comme un troupeau de bétail, suit tout ce qui
croasse. Ces derniers penchent du côté de tout vent qui souffle, ne s'éclairent pas de la lumière de la science et ne se réfugient pas dans un coin sûr.
La science est préférable à la richesse. La première te préserve. Quant à la seconde, c'est toi qui la préserves. La science accroît le mérite des œuvres. Quant à la
fortune, elle en diminue la valeur. L'amour de l'homme de science est un prêt d'argent dont il sera demandé des comptes. La science fait acquérir, dans sa vie, l'obéissance à l'homme de science et, après sa
mort, lui donnera une bonne réputation.
Quant aux effets produits par la richesse,
ils disparaissent de la même manière que les trésors s'épuisent de leur vivant. Les savants demeurent comme le temps qui ne finit
pas. Les sources de la fortune se tarissent. Par contre, leurs exemples. restent présents dans les cœurs.
Voilà ! Voilà ! C'est ici ! - Il désigna sa poitrine de sa main.. Science ! Si tu pouvais trouver celui qui pourrait la transporter ! Mieux encore, si tu pouvais lui trouver
quelqu'un digne de confiance pour l'enseigner. Il utilisera la religion comme instrument pour ce monde. Il apprendra par coeur les
arguments de Dieu qu'il tirera de Son Livre et en fera bénéficier. Ses serviteurs, ou se montrera résigné devant les gens de vérité, sans se cuirasser contre la vivification de cette
dernière.
Il anéantira le doute dans son coeur à la première opposition' d'une suspicion venant d'un côté ou de l'autre. S'il est pri d'avidité pour les douceurs de la vie, il bridera
les convoitises ou les sollicitations d'amasser des biens et de les thésauriser. Il n'y a rien de plus ressemblant à certains
prédicateurs de la religion que les troupeaux errants.
C'est ainsi que la science meurt de la même mort que celui qui la possède. Si fait, par Dieu ! La terre ne se désemplira pas de ceux, dont
le nombre, est réduit, qui soutiennent la Cause de Dieu en brandissant Ses arguments afin que Ses arguments et Ses preuves ne soient
pas vains.
Ceux qui, auprès de Dieu, ont une énorme, considération, sont ceux avec lesquels Il repousse les opposants à Ses arguments jusqu'à les acculer. Ils portent Ses arguments et les
sèment dans les coeurs de leurs semblables. La science les envahit par la réalité de ses faits.
Ainsi, ils adoucissent ce que les fortunés ont trouvé difficile et font oublier ce que les ignorants ont trouvé inintéressant. Ils abordent le monde avec des corps et des âmes
suspendus à l'horizon le plus haut. Ce sont ceux-là les khulafâ de Dieu dans Son royaume, les prédicateurs de Sa religion.
Ah ! Quel désir ardent à les voir. Je demande pardon à Dieu pour moi et pour toi. Si tu le veux, lève-toi à présent ! »
Hadith cité par Ibn Quddama al Maqdisi dans le livre Kitab r-riqqah wa l-buka' (livre de la sensibilité et des pleurs) traduit en francais sous
le titre "L'adoucissement des coeurs"
http://oussoul.xooit.fr/t303-Hadith-sur-la-Valeur-de-la-science.htm#p401
http://oussoul.xooit.fr/t303-Hadith-sur-la-Valeur-de-la-science.htm#p401