Porter quelqu'un ou quelque chose durant la prière

Publié le 8 Juillet 2009

bismilah  
 
salam  
 
Porter quelqu’un ou quelque chose durant la prière 
  
 
 
 
Bismillaih wa assalat wa assalat wa afdhal assalam 3ala Rassoulihi al karim 
 
Ash Shaykh Al Hâjj Mâlik Ibn 'Uthmân Sy Al Hassanî Al Ash'ârî Al Mâlikî At Tijânî écrivit dans son ouvrage Kifâyat Ur Râghibîn sur le fait de porter quelqu'un ou quelque chose durant la salât : 
 
Sur la divergence entre les 'ulama relative au port, par celui qui prie, d'un garçon, d'une fillette ou d'un animal non souillé, l'on note dans un ouvrage de Ibn Hajar : Al Qurtubî a dit : " Les 'ulama ont diversement interprété ce hadîth. Et la raison en est que c'est une pratique courante. Ibn Al Qâsim a rapporté que Mâlik dit que le Prophète était en train d'accomplir une prière surérogatoire. Mais cette interprétation semble peu forcée, car les ahadîth indiquent apparemment qu'il accomplissait une prière obligatoire. Al Mâzarî et 'Iyâd ont avant lui, écarté cette interprétation à cause de ce qui est consigné dans Muslim, à savoir :" J'ai vu le Prophète diriger la prière pendant que Umâma était sur ses épaules. " "[Muslim - An Nasâ'î] 
 
Le Prophète , dit Al Mâzarî, n'avait pas l'habitude de diriger des prières surérogatoires. Abû Dâwûd dit : " Nous attendions l'Envoyé d'Allâh , que Bilâl était allé appeler, pour accomplir la salât udh dhuhr ou d'al 'asr. Il sortit portant Umâma sur ses épaules et vint se tenir dans l'oratoire. Nous nous mîmes derrière lui. Il commença la prière et nous fîmes de même pendant que Umâma était toujours sur ses épaules. " Selon Az Zubayr Ibn Bakkâr, suivi en cela par As Suhaylî : " Cette prière était celle de Subh. Et celui qui a attribué ce hadîth aux deux authentiques (Bukhârî et Muslim) s'est trompé. " 
 
Al Qurtubî a dit : " Ash°hab et 'Abd Ul Llâh Ibn Nâfi' ont rapporté de Mâlik que ce que le Prphète a fait était dictée par la nécessité, dans la mesure où il ne trouvait personne pouvant le débarrasser [de l'enfant]. Et certains de ses disciples ont estimé que s'il (le Prophète) l'avait laissée seule, elle se serait mise à pleurer et l'aurait empêché de se recueillir plus qu'elle ne l'a fait pendant qu'elle était sur ses épaules. Certains disciples de Mâlik font la distinction entre prières obligatoires et surérogatoires. " 
 
Et Al Bâjî a dit : " Même si l'orant trouve quelqu'un à qui il peut confier l'enfant, il lui est toutefois permis de le porter au cours d'une prière surérogatoire. Si, par contre, il ne trouve personne, il lui est permis de le porter au cours d'une prière surérogatoire ou obligatoire. " 
 
Ash Shaykh Al Ubbî a dit dans Ikmâl Ul Ikmâl, en commentant le hadîth de 'Iyâd : " On comprend par là que les vêtements et le corps de l'enfants soient considérés comme propres jusqu'à la preuve du contraire. " Plus loin, il ajoute : " Je dis : On considère comme propres les vêtements des enfants dont les parents savent qu'ils faille éviter qu'ils se souillent. " Fin de citation. 
 
Commentant le hadîth de Bukhârî faisant état du port, par le Prophète, de Umâma Bint Zaynab (Qu'Allâh l'agrée), lors de la salât us subh, du dhuhr ou du 'asr, Sayyidî Al 'Aynî a dit : " Il a indiqué quelque chose permettant aux gens de comprendre ce que ce hadîth prescrit. " 
 
An Nawawî dit : " Ce hadîth montre, selon l'école d'Ash Shâfi'î et de ceux qui adoptent son point de vue, qu'il est permis de porter en prière obligatoire ou surérogatoire, ou une fillette ou un animal. Cela est permis a l'imâm, à ceux qui le suivent comme à celui qui prie seul. " 
 
Plus loin il ajoute : " L'opinion la plus juste et qu'on ne peut pas ne pas prendre en compte, est que ce hadîth visait à montrer la légitimité [de porter un enfant durant la prière] et à attirer notre attention sur les avantages que voici. Il nous est donc permis de mettre en pratique cette tradition, qui durera jusqu'au jour du jugement dernier. " 
 
Il dira plus loin : " Parmi les avantages que comporte ce hadîth, la licéité d'emmener les enfants à la mosquée tout comme il soutient la validité de la prière de quelqu'un portant un être humain. Il en est de même du port d'un animal non souillé. Il montre également la modestie, la compassion et l'attention que le Prophète porte aux enfants qu'il rassure ainsi que leurs parents. " 
 
Traduction D'Al Hâjj Rawane MBaye trouvable dans le Tome 2 de Pensées et Actions. 

http://oussoul.xooit.fr/t325-Porter-quelqu-un-ou-quelque-chose-durant-la-priere.htm#p438

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Fatwa

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