Quel est l'avis religieux relatif à l'usage du chapelet pour le Dhikr?

Publié le 11 Juillet 2009

bismilah   
 
salam   
 
 
 
 
Question  
 
Quel est l'avis religieux relatif à l'usage du chapelet pour le Dhikr ?  
 
 
Réponse  
 
L'usage du chapelet ou tout ce qui peut servir de compter le nombre des fois qu'on répète dans l'évocation d'Allah est permis par la Chari'a, agréé par le Prophète -à lui bénédiction et salut- et suivi par nos pieux prédécesseurs sans être récusé par personne. {1} La Mère des croyants, Safeya, fille de Hoyay -qu'Allah l'agrée a rapporté que le Prophète- à lui bénédiction et salut- est entré chez elle alors qu'elle tenait à la main quatre milles noyaux, lui servant de chapelet. Il lui a dit: «Voulez-vous que Je vous indique quelque chose de mieux? » Elle a dit: Bien sûr. Il lui a dit: « Dis : Gloire à Allah d'un nombre de fois égal à celui de Ses créatures» (Hadith cité par At-Tirmidhi, authentifié par Al-Hakem et approuvé par Az-Zahaby).{2}   
 
Sa‛ad Ibn Abi Waqqâs a rapporté qu'il entra une fois avec le Messager d'Allah, chez une femme ayant devant elle des noyaux de dattes ou des cailloux à l'aide desquels elle compte le nombre de l'évocation. Il lui dit : «Veux-tu que je t'indique quelque chose de plus facile ou de plus méritoire ?» Il lui dit: «Prononce cette formule :" Gloire à Allah autant de fois que le nombre des êtres qu'Il a créés dans le ciel. Gloire à Allah autant de fois que les êtres qu'Il a crées sur terre. Gloire à Allah autant de fois que le nombre des êtres qu'Il a crées entre le ciel et la terre. Gloire à Allah autant de fois que le nombre des êtres qu'Il va créer. Allah est plus grand autant de fois que tout cela. La louange est à Allah autant de fois que tout cela. Il n'y a pas de dieu qu'Allah autant de fois que tout cela. Il n'est de puissance ni de force que par Allah autant de fois que tout cela. » (Hadith cité par Abou Daoud, At-Tirmidhi, jugé bon par An-Nesa’y et Ibn Maja, et authentifié par Ibn Hibân et Al-Hakem.){3}   
 
Al-Kassem Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Abou Ad-Darda’ avait un sac plein de noyaux de dattes. Il avait l'habitude d'en sortir un à un pour le comptage du nombre des fois à répéter dans le "Dhikr" chaque jour après l'accomplissement de la prière d'Al-Fajr. (Cité par Ahmed, dans son livre intitulé '' Al-Zuhd ", s'appuyant sur ce qui a été cité par Al-Bokhary et Muslim).{4}   
 
Abou Nadra Al Ghafary rapporte qu'un cheikh de Tafawa m'a dit: J'ai rencontré Abou Horayra à Médine. Je n'ai vu personne parmi les Compagnons du Prophète ayant plus de zèle que lui et plus désirant de recevoir les invités que lui. Le jour où j'étais chez lui, il était assis sur son lit, tenait à la main un sac plein de cailloux ou de noyaux lui servant de chapelet. Une esclave noire était assise par terre attendant qu'il termine le comptage pour ramasser ces noyaux et les remettre pour qu'il s'en servir de nouveau. (Cité par abou Daoud, At-Tirmidhi, jugé bon par An-Nesa’y).{5}   
 
Naïm Ibn Al-Moharar Ibn Abou Horayra a rapporté que son grand père Abou Horayra –qu'Allah l'agrée- avait l'habitude, chaque jour avant de dormir, de s'aider d'un fil à mille nœuds pour le comptage des fois dans le "Dhikr. (Cité par Abdullah Ibn Al-Imam dans ''Zawa’ed Al-Zohd'' et par Abou Naïm dans ''Al-Helya'').   
 
On a rapporté, également, que d'autres Compagnons font la même chose, à titre d'exemple, Sa‛d Ibn abi- Waqqâs, Abou Saïd Al-Khodri, abou Safeya, le serviteur du Prophète -à lui bénédiction et salut-, Fatma fille d'Al-Hussayn Ibn Aly Ibn Abi- Taleb…etc,qu'Allah les agrée.  
 
Plusieurs oulémas ont abordé la licéité d'utiliser le chapelet dans le rappel d'Allah, dans leurs œuvres, à titre d'exemple, Al-Hafez As-Soyouty dans ''Al-Menha fi Al sobha '', Al-Cheikh Mohamed Ibn Ellan Al-Seddiky dans ''Ikad Al Masabih li Machrou‛yet Itikhaz Al Masabih " et le savant Abou Al-Hassanate Al-Laknawy dans "Nozhet Al-Fekr Fi Sebhet Al-Dhikr ".  
 
Après avoir mentionné ces Hadiths, Al-Hafez As-Soyouty -qu'Allah lui accorde Sa miséricorde - a dit: « Si l'usage du chapelet n'est qu'une imitation de nos maîtres et une sollicitation de leur bénédiction, on se contentera de cette raison pour l'utiliser. Or, le chapelet, en plus, nous rappelle l'invocation d'Allah: Il n'arrive que rarement qu'un homme le voit sans évoquer Allah, et en ce-là réside l'un de ses plus importants intérêts. C'est pourquoi certains prédécesseurs l'ont dénommé la miséricorde d'Allah, le très Haut. Personne n'a rapporté que l'un des prédécesseurs ou des successeurs a interdit l'évocation d'Allah à l'aide du chapelet. Par contre, nombreux sont ceux qui ont approuvé l'usage du chapelet.»  
 
Allah Seul le sait par excellence. 
 
(Une argumentation plus développée et poussée ci dessous)  


   bismilah  
 
 
salam  
 
Utilisation du chapelet pour faire des invocations   
 
 
 

La tasbih (chapelet) est un moyen de faire le dhikr. On doit pratiquer le dhikr de la manière la plus appropriée pour se rappeler et maintenir le coeur dans la présence d'Allâh.  
 
La position selon laquelle utiliser un chapelet est une innovation (bid'a) est elle-même une innovation. Toutes les écoles de jurisprudence de l'islam sunnite le permettent. Les plus grands experts en hadith, dont des sommités comme al-Nawawi, Imam Ibn Hajar al-Asqalani, Imam Badr al-Din al-'Ayni, et d'autres ont explicitement permis l'usage du chapelet. Il en est de même pour les exégètes du Qur'ân. Si ces gens n'ont pas compris le Qur'ân et la Sunna, alors qui donc ?  
 
La permission du chapelet est mentionnée de manière explicite dans al-Durr al-Mukhtar de l'Imam al-Haskafi, dans les Hashiyas (commentaires) des Imams Tahtawi et Ibn 'Abidin. Imam Abdal-Hayy al-Lakhnawi a rédigé un excellent traité sur le sujet, basé sur un travail plus court de l'Imam al-Suyuti.  
 
D'autres savants parlent d'une autre considération rendant l'usage du chapelet meilleur, à savoir se différencier des gens de l'innovation. Il y avait quelques compagnons qui n'avaient pas des chapelets exactement comme ceux d'aujourdhui mais qui y ressemblent.  
 
1) Abu Safiya, compagnon du prophète salla Lahou 3alayhi wa salam , faisait tasbih avec des noix qui remplissaient des sacs.  
 
Rapporté par :  
- l'imam al-Baghawi dans son mou3jam as-sahaba  
- l'imam Ibn 3asakir dans son tarikh  
- l'imam Ahmad dans al-3ilal wa ma3rifat ar-rijal (tome 2 page 137 et tome 3 page 272)  
- l'imam al-Bukhari dans le livre de al-kuna (tome 2 page 44)  
- l'imam Muslim dans al-munfaradat  
- l'imam Ibn Abi Hatim dans son célèbre al-jurh wa at-ta3dil (tome 9 page 395)  
- l'imam Ibn Abdelbarr dans al-isti3ab (tome 8 page 1693)  
- l'imam Ibn Hajar al-3asqalani dans son ouvrage al-isaba (tome 7 page 222)  
 
2) L'imam Ibn Abi Chayba nous rapporte dans son mussannaf (tome 2 page 161) que le grand compagnon Sa3d Ibn Waqqas faisait tasbih avec des noix et des petits cailloux.  
 
3) Il a rapporté dans le même passage de l'ouvrage que le grand compagnon du prophète saws Abi Sa3id al-Khudri faisait tasbih avec des petits cailloux.  
 
4) Le célèbre compagnon Abu Hurayra avait un fil de 1000 noeux. Il ne dormait jamais sans terminer son dhikr de dire 1000 fois soit istighfar soit la ilaha illa Allah  
 
Rapporté par :  
- Abdu Allah Ibn Ahmad dans zaid az-zuhd  
- l'imam Ahmad dans son musnad (tome 2 page 540)  
- l'imam Abu Dawud dans les sunan (tome 2 page 253)  
- Ibn Abi Chayba dans musannaf  
- Abu Na3im dans son célèbre al-hilya (tome 1 page 383)  
- adh-Dhahabi, éleve d'Ibn Taymiyya, dans son livre siyar a3lam an-nubalaa (tome 2 page 623)  
 
5) L'imam Ahmad (rahimahu Allah) nous rapporte la même chose au sujet du compagnon Abu ad-Dardaa .  
 
6) L'imam al-hafidh Abdulghaniyy dans son livre al-kamal nous rapporte que ce même compagnon faisait 100 000 tasbih.  
 
7) L'imam Ibn Sa3d dans son célèbre ouvrage at-tabaqat nous rapporte que Fatima fille de al-Husayn fils de sayiduna Ali Ibn Abi Talib avait aussi un fil où elle avait mis des noeux pour faire tasbih.  
 
8) Sans parler des tabi3ines (éleves des sahaba) qui ont eu aussi des chapelets comme Abu Mouslam al-Khawlany et al-Hassan al-Basri et beaucoup d'autres. 
  
Voir à ce sujet l'important ouvrage de l'imam as-Suyuti (rahimahu Allah) "al-minha fi as-subha".  
 
Un hadith rapporté par l'imam ad-Daylami selon l'imam Ali que le Prophète salla Lahou 3alayhi wa salam  a dit : "Ni3ma al-moudakkiru as-subha", c'est-à-dire : "Quelle bonne chose que la subha qui rappelle de dhikr".  
 
Sa`d ibn abi waqqas rapporte (Abu dawud, Tirmidhi qui le déclare hasan, Ibn majah, Ibn hibban dans son sahih, Al-Nasa'i et Al-Hakim, qui le dit sahih selon le critère de muslim): "Qu'un jour le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) vit une femme qui avait quelques noyaux de datte et quelques cailloux qu'elle utilisait comme grains pour glorifier Dieu. Le Prophète lui dit : " Laisse-moi t'apprendre quelque chose qui sera plus facile et meilleur pour toi ".  
 
Et il lui apprit à dire: subhan allahi `adada ma khalaqa fi as-sama   
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu'Il a créé au ciel)subhan allahi `adada ma khalaqa fi al-ard  
 
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu'Il a créé sur la terre)  
subhan allahi `adada ma khalaqa bayna dhalik  
 
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu'Il a créé entre eux)  
subhan allahi `adada ma huwa khaliq  
 
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu'Il crée)  
 
Allahu akbar `adada ma khalaqa fi as-sama  
Allahu akbar `adada ma khalaqa fi al-ard  
Allahu akbar `adada ma khalaqa bayna dhalik  
Allahu akbar `adada ma huwa khaliq  
 
al-hamdu lillahi `adada ma khalaqa fi as-sama  
al-hamdu lillahi `adada ma khalaqa fi al-ard  
al-hamdu lillahi `adada ma khalaqa bayna dhalik  
al-hamdu lillahi `adada ma huwa khaliq  
 
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa fi as-sama  
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa fi al-ard  
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa bayna dhalik  
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma huwa khaliq  
 
la hawla wa la quwwata illa billahi `adada ma khalaqa fi as-sama  
la hawla wa la quwwata illa billahi `adada ma khalaqa fi al-ard  
la hawla wa la quwwata illa billahi `adada ma khalaqa bayna dhalik  
la hawla wa la quwwata illa billahi `adada ma huwa khaliq.  
 
 
Safiyya bint huyayy, une des femmes du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), a dit (Tirmidhi qui le dit gharib, et al-Hakim et Suyuti qui le disent sahih) : "Le Prophète vint me voir et en face de moi il y avait quatre mille noyaux de datte avec lesquels je faisais le tasbih (subhan allah). Il dit : "- Tu fais le tasbih avec autant ! Veux-tu que je t'apprennes ce qui surpasse ta quantité de tasbih ? " Elle dit : "-Apprends-moi ! " Il lui dit : "- Dis subhan allah `abada khalqihi ".  
 
Dieu azawajal  dit à Son Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dans Son saint Livre : " Rappelle aux gens, car ce rappel leur est bénéfique ".  
 
Ce rappel aux musulmans revêt des formes variées, publiques ou cachées.  
-Une des formes publiques de ce rappel est l'adhan.  
-La masbaha ou sibha ou tasbih, ou chapelet à grains, a assuré dès les premiers Compagnons la fonction d'un rappel personnel.  
 
C'est pourquoi ils appelaient le tasbih mudhakir ou mudhakira, le " rappeleur ", et il existe une tradition qui remonte au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dans laquelle il dit : "ni`ma al-mudhakir al-sibha"(Quel bon rappeleur que le chapelet à grains !)  
 
Shawkani le rapporte, d'après 'Ali ibn abi talib, et le considère comme une preuve de l'utilité du chapelet à grains, dans nayl al-awtar (2:317), se fondant sur la narration de Daylami dans le musnad al-firdaws avec sa chaîne de transmission.  
 
Suyuti le cite dans sa fatwa sur le chapelet à grains dans al-hawi li al-fatawi (2:38).  
 
L'affirmation colportée de nos jours par les " salafis " selon laquelle compter le dhikr sur des grains est une innovation est à n'en pas douter fausse.  
 
L'usage des grains pour compter le dhikr est parfaitement établie comme une pratique permise par le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et une sunna des Compagnons. La preuve en est fournie par un hadith sahih de Sa`d ibn Abi Waqqas (Abu Dawud, Tirmidhi, Hakim, Nisa'i, Ibn Maja, Ibn Hibban, Hakim, Dhahabi qui le déclare sahih) , qui raconte que:  "Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) vit un jour une femme utilisant des noyaux de dattes et des cailloux (nawan wa hasan) et ne lui interdit pas de les utiliser".  
 
Un autre hadith sahih, qui va dans le même sens, est relaté par Safiyya, qui a vu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) compter subhan allah sur quatre centaines de cailloux. Ce hadith se trouve dans Tirmidhi, Hakim et Tabarani, et est confirmé comme sahih par Suyuti.  
 
On rapporte également, d'après un affranchi du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), Abu Safiyya, qu'on apportait pour lui un matelas et un panier fait de feuilles de palmier et plein de cailloux avec lesquels il faisait le tasbih jusqu'au milieu de la journée. Alors on enlevait tout, puis on le rapportait après sa prière, et il faisait le tasbih jusqu'au soir. Ce hadith est raconté par Ibn hajar dans isaba (7:106 #652) avec sa chaîne, qui dit que Bukhari le cite dans son tarikh), de même que al-Baghawi à travers deux chaînes.  
 
Shawkani cite ce même hadith et dit dans nayl al-awtar (2:316-317) : "Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) justifiait le comptage du dhikr sur les doigts par le fait que les doigts seraient interrogés et qu'ils parleraient, c'est-à-dire qu'ils témoigneraient. Il résulte de cela que compter le tasbih sur les doigts, en raison de cet aspect, est meilleur qu'utiliser un chapelet à grains ou des cailloux.  
 
Mais les deux autres hadiths (celui de sa`d ibn abi waqqas et celui de safiyya bint huyayy) montrent qu'il est permis de compter le tasbih avec des noyaux de dattes ou avec des cailloux, et de même avec un chapelet à grains. En effet, rien ne les distingue dans les recommandations du Prophète aux deux femmes, et rien ne marque de désapprobation. Indiquer ce qui est meilleur ne signifie pas la négation de l'autorisation) (la yanufi al-jawaz). Il existe des narrations qui vont dans ce sens ".  
 
Hilal al-haffar rapporte selon Mu`tamar ibn sulayman et d'après Abu Safiyya, l'affranchi du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), qu'on apportait un matelas et un panier fait de feuilles de palmier et plein de cailloux avec lesquels il faisait le tasbih jusqu'au milieu de la journée. Alors on enlevait tout, puis on le rapportait après sa prière, et il faisait le tasbih jusqu'au soir. L'imam ahmad le raconte dans kitab al-zuhd, avec sa chaîne de transmission.  
 
Ahmad raconte également d'après al-Qasim ibn 'Abd ar-Rahman que Abu al-Darda avait un sac plein de noyaux de dattes et que, où qu'il fasse la prière de la mi journée, il les sortait l'un après l'autre et faisait ainsi le tasbih jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus. 
 
Ibn Sa`d raconte (avec ses chaînes) dans son tabaqat que Sa`d ibn Abi Waqqas avait coutume de compter le tasbih avec des cailloux, et que Fatima bint al-Husayn ibn 'Ali ibn Abi Talib faisait le tasbih avec une corde munie de noeuds, et que Abu Hurayra faisait le tasbih avec un chapelet de cailloux (al-nawa al-majmu`).  
 
'Abd allah, le fils de l'imam Ahmad, a raconté dans zawa'id al-zuhd que Abu Hurayra avait une corde munie de mille noeuds et qu'il ne se serait jamais endormi sans avoir compté le tasbih sur eux.  
 
Al-Daylami raconte dans musnad al-firdaws à travers Zaynab bint Sulayman ibn 'Ali, et selon Umm al-Hasan bint Ja`far qui le tenait de son père qui le tenait de son grand-père qui le tenait de 'Ali, remontant ainsi au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : "Quels bons rappeleurs que les grains à prières !"  
 
Suyuti rapporte des narrations avec leurs chaînes dans sa monographie sur le sujet, intitulée al-minha min al-sibha et qui fait partie du recueil de ses fatwas. Il dit, vers la fin : "Il n'est relaté par aucun des salaf ni des khalaf qu'il est interdit de compter le tasbih sur le sibha (grains à prières). Au contraire, la plupart l'utilisent pour compter le tasbih sans considérer cela comme critiquable ".  
 
Le savant indien Zakariyya al-Khandlawi, spécialiste du hadith, raconte lui aussi dans son livre hayat al-sahaba que Abu Hurayra disait : " Je récite istighfar (formule de demande de pardon) douze mille fois par jour " et que, selon son petit-fils, il avait un morceau de corde muni de mille noeuds et qu'il ne se serait jamais endormi dans avoir dit subhan allah sur tous ces noeuds. Selon sa petite-fille par l'imam al-Husayn, Fatima aussi utilisait une corde avec des noeuds pour compter le dhikr.  
 
 
Mawlana Zakariyya poursuit : "Il est bien connu que de nombreux autres Compagnons du Prophète  salla Lahou 3alayhi wa salam  utilisaient des grains dans leurs dévotions personnelles. Ainsi faisaient Sa`d ibn Abi Waqqas lui-même, Abu Sufiyya l'esclave du Prophète, Abu Sa`d, Abu darda' et Fatima (que Dieu soit satisfait d'eux tous). Que les grains soient ou non rassemblés sur une corde ne fait aucune différence ".  
 
Il est parfaitement établi que compter le dhikr est une sunna du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Il a lui-même conseillé a ses femmes, à 'Ali et à Fatima de compter le tasbih (subhan allah), le tahmid (al-hamdu lillah) et le takbir (allahu akbar) trente-trois fois chacun avant d'aller se coucher la nuit. 
 
Ibn `amr raconte qu'il a vu le Prophète compter le nombre de fois qu'il disait subhan allah sur sa main droite. Cela ne veut pas dire qu'il n'est pas permis de le faire sur sa main gauche, car le Prophète a seulement dit : " Comptez (le dhikr) sur vos doigts ".  
 
L'imam Suyuti raconte dans l'une de ses fatwas intitulée al-minha fi al-sibha (le bénéfice que procure l'usage des grains pour le dhikr) l'histoire de 'Ikrima, qui interrogeait son maître 'Umar al-Maliki au sujet des grains pour le dhikr.'Umar lui répondit qu'il avait lui-même interrogé son maître Hasan al-Basri sur ce sujet et qu'il lui avait été répondu : "Quelque chose que nous avons utilisé depuis le début de la route, nous n'avons pas envie de l'abandonner en arrivant au bout de cette route. J'aime me rappeler Dieu avec mon coeur, ma main et ma langue ".  
 
Suyuti commente : "Et comment pourrait-il en être autrement, alors que les grains sont pour quelqu'un un rappel de Dieu le Très Haut, et qu'une personne ne voit de grains que pour se rappeler Dieu, ce qui constitue l'un de ses plus grands bienfaits ?"  
 
Quant aux affirmations contre l'usage des grains, son rejet du hadith ni`ma al-mudhakir al-sibha (voir sa silsila da`ifa #83) et à sa surprenante prétention à affirmer que quiconque tient des grains à la main pour le rappel de Dieu est mal guidé et innovateur, nous renvoyons le lecteur à leur réfutation dans le wusul al-tahani bi ithbat sunniyyat al-sibha wa al-radd `ala al-albani de Mahmud Sa`id (L'éclaircissement du bénéfice mutuel et la confirmation que les grains pour le dhikr sont une sunna, et la réfutation de albani).  
 
Et quant à l'idée que les grains pour la prière viennent du bouddhisme ou du christianisme, c'est l'une des contributions à l'orientalisme faites par le savant juif hongrois Ignaz Goldziher (m. 1897). 
 
http://islamoncoeur.xooit.com/t6608-Chapelet-Quel-est-l-avis-religieux-relatif-a-l-usage-du-chapelet-pour-le-Dhikr.htm 

http://oussoul.xooit.fr/t230-Quel-est-l-avis-religieux-relatif-a-l-usage-du-chapelet-pour-le-Dhikr.htm#p279

Rédigé par Oussoul

Publié dans #Fatwa

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